Petit traité, p
viles, villes ^; ou encore orgueil et deuil ^; de même que Dumas fait rimer glissant et sang ^, savez et arrivés *, Gromwell et lequel ^; et A. de Vigny, blancs, sanglants*^'; crois, froids'; puissants, consens^; temps et instants ^.
En un mot, ils étaient de l'avis de leur critique préféré, qui reprochait à Malherbe d'avoir oublié « que la rime relève de l'oreille plutôt que des yeux, et qu'il est même piquant quelquefois de rencontrer deux sons parfaitement semblables sous une orthographe différente ^° » .
Avec toutes ces facilités, le vers romantique devait permettre le mot propre, et supprimer la périphrase. En général il y a réussi. Sans doute on pourrait citer quelques exceptions. A. Dumas, par exemple, met une savane en Egypte ^^ et une lande en Hollande '^; il s'imagine faire un vers en écrivant :
Il te faut à ton tour à fouler à tes pieds Quelqu'un ^^