‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 87 sur 256 · Poésie, t. V, p. 28 sqq · texte numérisé non relu

Poésie, t. V, p. 28 sqq

V. Hiii(o, n'ont songé à la loi de la consonne d'appui, promulguée par leurs successeurs *. Loin de là, ils admettent certaines rimes faibles pour l'oreille, et font rimer : A. de Vigny, chercher avec cher ^', début avec but "'; Dumas, pardon avec donc ', alphabet avec Elisabeth ^ : V. Hugo, je fis avec fils ", jaloux et tous ', tous et genoux ^, trône et couronne ", patronne et trône *'*, ici et choisi *', troubla et hélas *-. Ce sont là, du reste, des exceptions rares. Leur rime est, en général, juste pour l'oreille : en pareil cas ils ne se préoccupent pas qu'elle soit exacte pour l'œil. On a prétendu tirer des œuvres de V. Hugo la règle que « un mot terminé par un T ne peut, sans faute grossière, rimer avec un mot qui ne soit terminé par un T '^ ». C'est une erreur. Dans ses œuvres dramatiques, V. Hugo, comme les autres romantiques, ne se préoccupe que de la richesse du son, et fait très bien rimer, dans huit vers qui se suivent : nom, compagnon; êtes, faites; sacrés, assassinerez;

1. '< La consonne d'appui est la consonne qui, dans les deux mots qui riment ensemble, se trouve placée immédiatement devant la dernière voyelle ou diphtongue pour les mots à rime masculine, et immédiatement devant l'avant-dernière voyelle ou diphtongue pour les mots à rime féminine. » PtHit traité ch' porùe franmisi;, par M. T. de Banville, p. 56. Ainsi Quinaut ne peut pas rimer avec défaut « puisqu'il manque à cette rime la consonne d'appui »,

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