‹ De la coopération dans le commerce des pommes [microforme]Chapitre 1 sur 39 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La coopération n'est pas chose nouvelle chez les cultivateur: sdiens. Les pionniers avaient déjà remarqué que, dans le défrichement de la * re .ngt hommes travaillant ensemble pendant une journée pouvaient faire plus : :: ail qu'un homme

travaillant seul pendant vingt jours, aussi pendant longtemps, is sussocièrent duns leur lutte contre la forêt Ils coopérent encore aujrurd'hui dans le battage du grain, dans l'indu ‘rie laitière, et, dans une moindre mesure, dans d'autres travaux. La coopération » à pas, par elle-même, une eflicacité spéciale ; mais, dans certaines industries, elle facilite l'eaucoup la réussite, et c'est là une chose que trop de cultivateurs canadiens paraissent ignorer. [ls appliquent la coopération dans une certaine mesure à la fabrication du beurre et du fromage, mais no: à la production du bacon bien qu'il ne paraisse y avoir aucune raison fondamentale pour qu'il en soit ainsi. Les Dano's, nos plus grands concurrents dans la production du beurre et du bacon suivent, avec le plus grand succès, les méthodes coupératives dans ces deux industries. Au Canada ces deux industries souffrent egalement du manque d'uniformité dans la qualité des produits, ainsi que de l'élévation des frais de production. La coonération corrigerait ces défauts.

Au Canada, la fabrication du fromage a été entreprise sur un pied semi-coopératif, tandis que la préparation du bacon a été confiée à des capitalistes, nullement intéressés dans la production de la matière première. Pourquoi cette différence ? Il serait intéressant d'en rechercher la ciuse, Et, frit singulier, dans l'irdustrie des pommes les deux systèmes se dévelcppent aussi, par :: ‘e C'une légère différence de conditions entre différentes parties du pays. Dan: quel: cas des capita!istes nullement engagés dans la production de fruits possèdent et dir. 1t des entrepôts d'emballage. Ce système d'entrepôts centraux est un des faits les plus importants de ce développement.

Au Canada, c'est dans la rrtie sud-ouest d'Ontario que les premières associations co-opérati'es d'emballage et + vente de pommes ont pris naissance, Ces méthodes co-opératives se s «4, léveloppée nuiurellement ; elles doivent leur origine aux conditions de l’industri* ‘!: 18 cette par‘te du pays. Pour bien comprendre les circonstances qui donnèrent lieu « ivur adoption, il sera donc nécessaire de passer rapidement en revue les progrès de l’industrie des pommes au Canada, et les fluctuations du marché des pommes canadiennes durant ces quarante dernières années,

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