‹ De la coopération dans le commerce des pommes [microforme]Chapitre 14 sur 39 · INTRODUCTION DE LA MÉTHODE COOPÉRATIVE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DE LA MÉTHODE COOPÉRATIVE

La méthode de ventes coopératives des pommes devrait fournir un remède à ces maux, et c'est dans cet espoir qu’elle a été adoptée. Jusqu'à un certain point l'expérience a réussi. Au début, dans Ontario, l'organisation se bornait à chercher à réduire les frais de transport en rassemblant en wagons complets un grand nombre de petites expéditions de pommes d’automme. Chaque membre des premières associations devait classer et emballer ses propres pommes, et la vente était confiée à un des membres qui avait des relations d'affaires duns l’ouest du Canada, ou dans quelques-uns des grands centres commerciaux. Sans doute ce système diminuait les frais du producteur, mais ce n'était qu'un remède partiel, et qui ne touchait qu’à un des non: s#ux maux dont on se plaignait, c’est-à dire un taux élevé de transport. Il ne tendait pas à corriger les autres inconvénients, le manque d'uniformité dans le classement des fruits, le manque d'intérêt de la part des producteurs, et l’absence complète d'encouragement dans l’amélioration des plantations. Les pionniers de ce mouvement décidèrent donc de former une organisation plus complète, à laquelle ils donnèrent un but défini en la faisant reconnaitre par la loi.

On trouva dans les statuts de la province d'Ontario, où la coopération pric naïissance, une loi applicable aux besoins de la situation. Cette loi, passée en 1900, pourvoit à l'existence légale des associations coopératives d’entrepôts froids. Jusqu'à ce moment aucune mesure législative supplémentaire n'a été jugée nécessaire à l’exception d’un ou de deux amendements à la loi passés durant l’année présente, pour l'adapter aux besoins plus variés des associations nouvelles.

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