ECONOMIE DANS LA RÉCOLTE
Avec la méthode ordinaire, les pertes de fruits étaient considérables ; il n’y avait pas une quantité suffisante de chaque variété pour que la cueillette et l'emballage pussent se faire avec profit en temps opportun. On pourrait, citer, dans l’histoire des vergers canadiens, des centaines d’exemples de pertes de fruits dues à ces causes. Pendant no ubre d’années dans la plupart des vergers de l'Ouest d’Ontario, on a laissé perdre les pommes Red Astrachan, Duchess, Colverts et Jennetings. Dire que le manque d’organisation était la seule cause de cette perte serait inexact ; mais on peut uflirmer que l'organisation de sociétés coopératives aurait permis de faire la récolte de ces pommes avec profit Durant les années 1904, 1905 et 1906, la division des fruits a recu de nombreuses le:.res de producteurs de ces variétés hâtives se plaignant qu'ils ne pouvaient trouver de débouché pour leurs fruits, à un prix avantageux. Durant les mêmes saisons, les sociétés co-opératives de Chatham, Forest and Walkerton vendaient ces variétés à un prix égal tout considéré à celui des meilleures variétés d'hiver. Un grand producteur, ayant de 2 à 3,000 barils de Duchess à vendre dit n'avoir jamais eu de difiicultés à les écouler à de bons prix. Tous ces faits démontrent l'importance des économies que l’on peut réaliser quand on traite sur de grandes quantités. Même les variétés de fruits d’été et d'hiver les moins connues deviennent, par le système co-opératif, un produit marchand.