‹ De la coopération dans le commerce des pommes [microforme]Chapitre 22 sur 39 · VENTE AU POINT DE PRODUCTION · texte numérisé non relu

VENTE AU POINT DE PRODUCTION

La question très importante de la vente au point de production est intimement relite à la question des entrepôts. On ne saurait trop louer cette méthode de traiter des affaires. Si elle n'a pas été adoptée jusqu'ici au Canada, c'est le producteur seul qui est à blâmer. On ne peut s'attendre à ce que le marchand de fruit fasse de longs et coûteux voyages sans être sûr de trouver des produits qui lui conviennent. Il doit avoir la certitude de trouver de grandes quantités de marchandises classées avec uniformité, emballées dans des emballages de choix, et désignées par «es marques absolument finbles. Le système de vente actuel ne peut satisfaire ces exigences. Ce n’est que par la co-opération que l’on y parviendra. Déjà plus de la moitié des sociétés co-opératives vendent tous leurs produits au sortir des maisons d'emballage, et reçoivent l'argent avant même leur expédition. La détérioration des fruits est si rapide que leur commerce doit nécessairement se faire sur une base quelque peu différente de celui des autres marchandises. Si l’on sort des fruits du hangar d'emballage sans entente définitive sur le prix, l'expéditeur est à la merci du consignataire. Quand les fruits sont arrivés sur le marché, on ne peut en différer la vente, et ce n'est que dans un très petit nombre de cas que l’on peut vérifier les représentations de l'agent auquel ils sont consignés ; l'expéditeur est tout simplement obligé d'accepter ce que le vendeur lui remet. De là la nécessité de régler toutes questions de prix et de qualité avant le départ des marchandises de la station d'expédition, car ce n’est qu’alors que l'acheteur et le vendeur traitent à chances égales. , Le vendeur peut accepter ou rejeter une offre sans mettre en danger la qualité de ses fruits. L'acheteur est également libre d'accepter ou de refuser une offre sans courir de risques au sujet de la qualité et de l'état de la marchandise. Le système co-opératif rend possible la vente des pommes au point de production, réforme qui permettra de présenter les pommes au consommateur à un prix beaucoup plus bas.

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