INFLUENCE DU SURINTENDANT
Cette considération devrait être un des meilleurs motifs de co-opération. Sa valeur n’est certainement pas assez comprise, sinon entièrement négligée.
On a souvent fait remarquer que, par le système actuel d'achat et de vente, l’acheteur n’est nullement porté à encourager le producteur à améliorer ses produits. Il est très peu probable qu'il achète plusieurs années de suite la récolte du même verger parce que ses offres ne sont pas assez avantageuses pour lui ce «erver la clientèle des producteurs. S'il parvenait à obtenir des améliorations, soit pu des con-eils, par le déboursement de capitaux, ou de toute autre manière, il n’en retirerait aucun profit. Par conséquent, il ne fait rien pour l'amélioration des méthodes, quoique, par sa position d'agent intermédiaire, il soit très souvent à mème de donner des renseignements utiles. Il n’en est pas de même du surintendant de l'Association co-opérative. Dans la plupart des cas, non-seulement ce dernier possède des qualités éminentes comme homme d’affaires, auxquelles s'ajoutent le< connaissances ordinaires du marchand de pommes, mais il est en même temps producteur de fruits. Contrairement à l'acheteur, il est directement intéressé dans l’amélicration des fruits, et il profite de chaque occasion de persuader à ..s patrons de perfectionner leurs méthodes. Sa réputation de Surintendant est en jeu. Il est donc raisonnable de supposer que les qualités qui l'ont porté à la tête de l'association s’exerceront à en améliorer les produits. Ses clients restent avec lui d'année en année. 11 souffre des erreurs de chacun, mais la nature de ses occupations l’oblige à les rencontrer fréquemment, ce qui lui fournit l'occasion de les reprendre sur les défauts qu'il a remarqués, et de leur donner des conseils.