‹ De la coopération dans le commerce des pommes [microforme]Chapitre 9 sur 39 · LA CO-OPÉRATION ET LE MARCHAND DE FRUITS · texte numérisé non relu

LA CO-OPÉRATION ET LE MARCHAND DE FRUITS

Maintes fois l'association co-opérative a été vigoureusement dénoncée par les acheteurs de pommes, et quelquefois par les commissionnaires. On prétend que les associations co-opératives supprimeront l'agent intermédiaire. Ceci n'est qu'à moitié vrai. Sans doute, elles réduisent le nombre de ces agents. Mais ce fait est à l’avantage du producteur aussi bien que du marchand de fruits légitime. Les agents intermédiaires qui disparaîtront seront ceux qui n'étaient pas plus utiles au marchand de fruits légitime qu’au producteur. Les associations co-opératives ne cherchent pas à vendre directement au consommateur. Elles reconnaissent la nécessité absolue de relations directes entre les marchands de fruits et le consommateur. Leur seul but est d’avoir des rapports aussi directs que possible avec le marchand de fruits. Cette vente directe sera tout probablement très avantageuse aussi bien aux producteurs qu'aux marchands et aux consommateurs. Un autre avantage de l'association co-opérative sera d'empêcher un acheteur peu scrupuleux de se servir d’un producteur pusillanime contre son voisin dans le but d’abaisser le prix des fruits en dessous de leur valeur actuelle.

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