VENTE AU BARIL
Dans la vente au baril, le producteur qui ne fait pas lui-même la cueillette et l’emballage est souvent volé par un artifice très simple de la part de l'acheteur. L'acheteur exige un type de perfection très élevé pour les pommes n° 1, si bien qu'il ne rentrera guère dans cette catégorie que 10 pour 100 de la production âu verger. Le type n° 2 sera aussi élevé, laissant une forte proportion de rebuts. Le vendeur avait compris qu'on assortirait comme à l'ordinaire, mais comme il n'y a pas de contrat par écrit, l’acheteur fait généralement ce qu’il veut. Naturellement, on peut supposer que ces pommes sont ensuite réemballées, ou qu’elles sont envoyées à des clients spéciaux, prêts à payer un prix élevé pour une qualité supérieure.
D'autre part, les acheteurs sont quelquefois trompés par leurs propres emballeurs. Ceux-ci, soit pour rendre service aux producteurs dont ils sont les amis, soit parce qu'ils se laissent corrompre, consentent à emballer une qualité de fruit inférieure à celle que comporte la catégorie. Dans la plupart des cas, il est impossible à l'acheteur de faire une inspection minutieuse, et ces barils, marqués frauduleusement par ses subordonnés: et portant sa marque, sont envoyés au marché. La nature frauduleuse des marques
n'est découverte que lorsqu'il est trop tard pour punir les coupables, même en admettant qu’il fut possible de les découvrir, ce qui est difficile car les différents emballages sont mélangés de telle façon qu'il est rare que l’on puisse remonter ;usqu’à l'ouvrier responsable. Un voit donc que cette méthode d’acheter les pomines est pleine de risques, aussi bien pour l’acheteur que pour le vendeur, et qu’elle devrait être remplacée par une meilleure,