‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiques (volume 2)Chapitre 15 sur 61 · Dieu les bénit et leur dit · texte numérisé non relu

Dieu les bénit et leur dit

croissez et multipliez -vous; remplissez la terre et vousTassujétissez, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel.

♦ Quoique nous ayons emptoyc* constamment te mot oUeam aa phuiel, Il est certain que dam récriture ii est tov^n au singulier*

- 2îf 1 —

et snr tmm les aniBaiis ^ te

meofent sar la terre.

29. Dieu dit encore : je vous ai donné toutes les berbcs qui portent leur graine sur la terre, et tous les arbres qui renferment en eu-néMes leur semenee, efaa* con selon son espèce, afin qu'ils ▼oos servent de nourriture.

50. Et à tous les animaux de la terre, à tons les oiseaux du ciel, à tout ee qui se meut sur la terre et qui est vivant et animé, afin qu'ils aient de quoi se nourrir; et celase fit ainsi.

M. Dieu vit toutes les choses qu'il avait faites, et elles étaient très bonnes. Et du soir et du matin se fit le sixième jour.

CEAPITRE H.

upTiisiai ÂpoQus.

1. Le ciel et la terre furent donc ainsi achevés avec tous leurs ornements.

2. Dieu termina au septième jour tout l'ouvrage qu'il avait fait et il se reposa le septième, après avoir achevé tous ses ouvrages.

3. II bénit le septième jour et il le sanctifia , parce qn'il avait cessé en ce jour de produire tous les ouvrages qu'il avait créés.

4. Telle a été l'origine du ciel et (ie la terre, et c'est ainsi qu'ils furent créée, au jour que Dieu fit Tun et l'autre.

et snr tout animal qui se meirt

sur la terre.

29. Dieu dit : je vous donne lentes les liertMs qui pmrleiiC leur graine sur la terre, et tous les arbres qui renferment en eux leur semenee, ebeenn selon seo espèce, afin qu'ils vous servent de nourriture.

80. Et à tous les animaux de fa terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui vit et se meut sur la terre, toute herbe verte servira de nourriture; 11 en fut ainsi.

5i. Dieu vit toutes ses œuvres; elles étaient parfaites; de la fin jusqu'au commeiieement ce lut la sixième époque.

CHAPITKE IL

SEPTIÈMS KPOQCB.

1. Ainsi furent achevés le ciel et la terre avec toutes leurs harmonies.

S. Dieu termina son œuvre à la septième époque; il se reposa après avoir adievé tous ses ouvrages.

3. Dieu bénit la septième époque et la sanelifia, car il s'est reposé de toute l'œuvre qu'il avait créée et faite.

4, Telle a été l'origine des cieux et de la terre, lorsqu'ils furent créés, à Pépoque où Dieu fit le ciel et la terre.

Cette septième époque est ta deroière des temps

gféologiques, c'est-à-dii-e, immédiatemeiit antérieure au grand cataclysme qui a ravagé la surface de la terre. Toute la création a été pour lors achevée, du moins relativement à la terre; depuis lors, tout ce qui y a été placé se conserve dans une parfaite harmonie et dans une constante stabilité ,,par suite des lois immuables que l'auteur de toutes choses y a établies.

Si la création parait complète , par rapport à nous , elle ne Test certainement pas pour Tunivers. Celui qui, par sa toute-puissance , a tiré le monde du néant, y opère encore ; peut-être, des corps planétaires ou des corps célestes d^une dimension plus considérable que ceux qui sont visibles à nos regards , y sont continuel-^ lement créés. C'est dans ce sens, que Ton peut interpréter les paroles de celui qui ne peut nous tromper, et qui a dit que son Père ne cessait point d'opérer et qu'il opérait aussi *.

Il n'est pas inutile de faire remarquer que le nombre sept, qui constitue les diverses époques de la création, est en quelque sorte lié à l'astronomie des anciens, qui ne connaissaient que sept corps célestes. Cette époque termine le récit de la création, qui semble être une sorte d^ode. Ce caractère et le rbythme de ce récit témoignent de la haute antiquité de la Genèse, écrite aux premiers âges historiques. Chaque pensée principale y est ex-

* Pat«r meus iisqac modo operatur et ego operor (Evmi^. seetmd, mnnem^ cap. 5, vei-?». i7\

primée par le même nombre de moto, et les diverses époques de la création y sont terminées par le mâme refrain.

Nous ayons borné ici notre traduction, le reste de la Genèse étant tout à fait étranger aux questions que nous nous sompa^s proposé d'éclaircir. Noos avons néanmoins porté notre attention sur le texte des verseto 46 , 47 et suivants du chapitre VII de la Genèse, qui se rapportent au déluge , et si nous n'avons pas reproduit cette traduction, c'est qu'elle est è peu de chose près la même que celle de Sacy.

La Genèse dont nous avons essayé de foire sentir toute la portée, nous a révélé plusieurs faits principaux qui n'ont pu être vériûés que par une longue suite d'observations. Ces faits , dont la connaissance date à peine d'un demi-siècle , sont Tinfluence que Teau a exercée sur la formation du globe, Tétendue qu'elle a eue à Torigine des choses et la succession dans l'apparition des'étres vivante : les plus simples ayant été produits avant les plus compliqués, les herbes avant les arbres, les poissons avant les mammifères terrestres, et l'homme ayant couronné l'œuvre de la création.

Elle nous a appris également que l'antiquité de l'es-' pèce humaine ne remontait guère au-delà de 7,000 ans, et son renonvelleroeot à environ 5,000 années avant les temps actuels. D'après ce qu'elle nous enseigne, le premier point habité aurait élé l'Asie ; de cette contrée,

les tribus humaines seseraientrépanduessur la surface de la terre, tribus tontes dérivée* d'une même espèce. La cosmogonie de Moïse a admis ainsi Tunité du genre humain, long4em[>s l'objet de grandes discussions.

Tels sont les principaux titres qui recommandent le récit du législateur des Hébreux à ceux qui aiment à se reporter vers les premières époques de la terre , dont les différentes formations ou les divers dépôts ne peuvent pas nous dire toute l'histoire.

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