DE LA LUXATION DITE SPONTANÉE
qu'ils croyaient s'ciïectiier de lui-môme entre les deux surfaces diarthrodiales les plus solidement articulées de l'économie, se sont évertués à en pénétrer le mécanisme. Leurs séduisantes hypothèses n'ont pas toujours contribué à la solution du problème. Les autres, attentifs à surprendre les plus fugitifs indices de la luxation, ont appliqué tous^ leurs efforts à la réduire. Efforts infructueux qui portaient à faux, car le plus souvent la luxation n'existait point. Enfin, en démontrant qu'un grand nombre de coxalgies parviennent à leurs périodes les plus avancées sans que la tête fémorale cesse un seul instant d'occuper la cavité cotyloïde, des autopsies réitérées ont ébranlé une croyance accréditée, de nos jours encore, trop communément. t
Nous avons eu déjà occasion de le dire, c'est à Larrey que revient le mérite d'avoir mis en évidence cette \mié, que, dans la coxalgie, la luxation du fémur est une exception. I
Dès le siècle dernier, toutefois, ce fait avait ét0 reconnu par Paietta qui en avait pressenti l'importance (1 ).
(1) a Sed non semper femoris caput coxario morbolaborantibus excedit ; ideoque
» silentio premere non possum quodin rustico post obitum dissecto animjdverti ;
» quia hsec affectio facile ad speciem traduci potest, quœ ab nervi hydr^pe pro-
n ficiscitur. (Paietta, Eœercit. patJwL^ ch. Y, p. 39.) /
M Mais chez les malades atteints de morbus coxarius. la luxation Ju fémur
» n'est pas un fait constant; aussi ne puis-je passer sous silence les lëmarques
» que j'ai faites dans l'autopsie d'un paysan, parce que la disposition particulière
» dont je parle peut aisément amener une confusion avec une espèce i]bsologique
» dont le point de départ serait l'hydropisie du nerf. » [Suit l'obserittiou.)
îl n'est pas sans intérêt de remarquer que cette observation a été îirécisément
invoquée à Tappui de Thypothèse de J. L. Petit, sur le rôle de rf)anchement
comme agent de la luxation. {Voir p. 119.)