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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE LA HANCHE

Il n'est pas indispensable, pour appuyer sur une base solide les opinions qui seront développées dans le cours de ce travail, de faire précéder leur exposition de l'étude minutieuse et successive de chacune des parties qui constituent la lia7îclie. C'est aux traités classiques d'anatomie descriptive et chirurgicale qu'il appartient de remplir un cadre didactique, et c'est à eux que nous renvoyons à cet égard. Mais pour la validité de nos démonstrations, il importe d'entrer dans plusieurs considérations anatomiques et physiologiques sur la région dont les altérations morbides doivent nous occuper. Il convient, pour l'intelligence des déductions qui vont suivre, d'accentuer plus vivement les traits de cette esquisse propres à guider l'esprit à travers le dédale des discussions.

Limitée d'arrière en avant, en haut par le bord externe de lagouitière sacrée, le contour de l'os iUaque, puis l'arcade curale ; en bas, parle pli de la fesse, puis par une ligne artificielle qui serait la continuation de ce pli et se dirigerait un peu au-dessous du grand trochanter, la hanche est au membre pelvien ce que l'épaule est au membre thoracique : elle en constitue la racine.

Malgré plusieurs sailUes osseuses que Ton y constate au palper, cette vaste étendue offre une surface arrondie bombée et dont la saillie plus prononcée chez la femme que chez l'homme est variable encore suivant le degré individuel de l'embonpoint. Les parties molles sous-cutanées se divisent en trois groupes distincts : Régions secondaires dont l'importance chirurgicale est grande, et dont l'étude méritera de nous arrêter. Le squelette sur lequel repose ces couches diverses se compose de l'os des îles, et de deux articulations : l'articulation sacro-iliaque dont

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