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le service du Docteur François-Dainville à l'hôpital départemental de la Seine. Il présente à la fois des signes de tabes et des lésions syphilitiques secondaires de la peau.
Rien à signaler dans ses antécédents familiaux ou collatéraux. Paludisme contracté en 1917.
Il contracte un chancre syphilitique en 1918, au Maroc, dont on note encore aujourd’hui une légère cicatrice sur le gland. Pilules de Ricord.et sirop de Gibert. Aucun accident cutané, viscéral ou nerveux jusqu’en 1926 (pas signalé tout au moins). En juin 1926, de retour en France, il se plaint de céphalée violente, douleurs fulgurantes dans les membres inférieurs, douleurs en ceinture transthoraciques; légère diminution de l’acuité visuelle. IT avait entre temps, en 1919, vécu avec une femme, morte actuellement, et de laquelle il avait eu un enfant mort en bas âge (deux mois) de convulsions. (Ÿ)
Fin juin 1926, il entre dans le service du. Docteur Milian, où l’on porte le diagnostic de tabes précoce. Réaction de Bordet- Wassermann positive dans le sang et le liquide céphalo-rachidien. Traité par 12 Quimby, le novarsénobenzol ayant dû être abandonné à la suite de crises nitritoïdes. Il sort un mois après son entrée contre avis médical.
Il reste alors sans traitement jusqu’en octobre 1926, où il consulte à l’Institut prophylactique. Les réactions sérologiques sont positives à nouveau. Le novarsénobenzol doit être encore abandonné : il reçoit 4 Quimby.
Le 25 novembre 1926, cessation de tout traitement et entrée à
Nanterre le 17 février 1927. À ce moment, il présente une éruption généralisée papulo-croûteuse, occupant le thorax, l’abdomen, les membres supérieurs et inférieurs, le gland lui-même, mais respectant la face.
Cette éruption est constituée de petites papules lenticulaires de quelques millimètres de diamètre, à contours réguliers, arrondis, entourées d’une petite zone rouge périphérique, recouverte d’une. croûte brunâtre adhérente. Dans ces éléments on a pu trouver des tréponèmes. |
Un examen complet du sujet nous a montré en outre des signes manifestes de tabes : céphalée, troubles de la vue, douleurs ful-
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gurantes, réflexes tendineux rotuliens et achilléens abolis, ainsi que ceux du membre supérieur, Gros troubles de la sensibilité superficielle et profonde avec ‘bandes d’anesthésie à la face interne de la euisse et externe de la jambe, abolition de la sensibilité de la face plantaire.
Leucoplasie buccale, Clangor du deuxième bruit au foyer aortique, Examens sérologiques : Le 22 février 1927, ponction lombaire. Pression à l'appareil de Claude, 31/15; Albumine, 0,10; Lymphocytes, 0,4;
Vernes, 0.
Sang : Vernes, 0.
Examen des yeux : Pupilles ‘inégales, ne réagissant plus à la lumière (d’'Argyll).
Le 9 mars 1927, Sang :
Vernes, 0; Hecht, 0; Bordet-Wassermann, 0.
Le malade vit maritalement depuis deux ans avec une femme de 24 ans qui, il y a huit mois, a présenté des plaques muqueuses pour lesquelles elle a été soignée à Saint-Lazare pendant six semaines par des injections de Novarsénobenzol et de Quimby. Elle est encore actuellement en traitement à l'Institut prophylactique.
À propos de ce malade, M. Clément-Simon cite l’observation d’un malade jeune, qui présentait, en même temps qu'une abolition des réflexes patellaires et achilléens et un signe d’Argeyll, une éruption de syphilides papuleüses secondaires généralisées et des plaques muqueuses.
OBsERvaTION XIV (Résumée).
(Mesrcnensky, Annales de dermatologie et syphiligraphie, 1922, p. 269.) Phénomènes secondaires syphilitiques observés sur un paralytique général.
M. P.., 30 ans, employé de banque, vient consulter, à l’au-
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tomne 1915, pour une séro-réaclion positive persévérante accompagnée de malaise général et de maigreur.
Syphilis contractée en 1911. Traitement précoce et intermittent pendant trois ans. Depuis 1914, jusqu’au 15 janvier 1918, date à laquelle le malade vient consulter, on relève une anémie très prononcée, un amaigrissement apparent et un état hypocondriaque avec exagération de tous les réflexes. Le 18 be réaction de Bordet- Wassermann positive + + + +.
En août 1917, un accès d’excitation qui obligea le malade à entrer dans une infirmerie de psychiatrie, fit porter le diagnostic de paralysie générale. Au bout de quelques mois, bonne rémission, mais vers la fin de l’année 1917, le malade commence à manifester quelques signes de déchéance physique.
Le 15 janvier 1918, le malade présente « quelques manifestations Hi irascibilité et d’étourderie causant le désarroi dans sa Îamille ». Compréhension juste de son état; réflexes exagérés : diction peu distincte, pupilles un peu rétrécies, leur réaction à la lumière diminuée; tremblement de la langue bien accusé.
Quelques jours avant cette date, le malade vint consulter pour une
lésion dans la bouche ». On constate sur le côté interne de sa lèvre inférieure, ainsi que sur le bord droit de la langue, principalement dans sa moitié antérieure, 5 à 6 plaques opalines typiques ayant quelques tendances à une disposition annulaire. C’étaient des taches relativement petites, d’une forme régulière, tantôt circulaires, tantôt un peu elliptiques, à surface tout à fait plane et blanchâtre, formant un contour tranchant d’une façon très nette sur les parties voisines, ne causant ni sensations douloureuses ni réaction ÿinflammatoire périphérique.
Leurs contours étaient réguliers sans former de saillie, leur surface humide et uniformément étalée n'ayant aucune tendance à produire des aspérités ou des granulations.
Le traitement fut continué à l’aide du biiodure. Tout a disparu, seule la paralysie générale continue. Le malade mourut en 1919.