DIAGNOSTIC
On ne peut certes parler de coexistence entre les syphilis secondaire et tertiaire que si les lésions, tant secondaires que tertiaires, sont vraiment typiques. Nous n'avons pas à faire ici le diagnostic des syphilis secondaire et tertiaire. Nous nous permettrons seulement d'attirer l’attention sur quelques points.
Les cas que nous relatons sont très rares. Si un accident tertiaire survenant en même temps que des accidents secondaires, en période secondaire, à quelques chances d’aitirer l’attention, il n’en est peut-être pas de même d’un accident secondaire survenant en même temps qu'un accident tertiaire, à | une époque souvent fort éloignée du début de la syphilis. Le malade a fait sa syphilis secondaire en son temps. Après une période de latence, 1l fait sa syphilis tertiaire. Comment s’attendre, la lésion tertiaire étant en activité, à un retour des lésions secondaires? Aussi faudra-t-il faire le diagnostic différentiel avec le plus grand soin. Il ne faudra pas prendre une roséole pour un pityriasis rosé de Gibert et rechercher avec soin le médaillon principal.
Si l’on a affaire à des plaques muqueuses, il faudra exclure, par exemple, la lésion leucoplasique par l’absence du liséré rouge lilas sur les lésions environnantes; l’aphte par l'absence autour des taches d’un halo rouge foncé, d’un enduit jaunâtre et luisant, d’une excavation, de sensations pénibles et, douloureuses; l’hydroa par l'étendue des éléments éruptifs, l’absence de petites érosions superficielles, d’une collerette péri-
Martin k