CONCLUSION
ment applicables, il faut constater avec regret que leur nombre est trop minime pour sauver une telle législation.
En effet, ainsi entachée dans son principe, la loi du 28 juin 1904 que l’on présentait comme devant remédier à une situation depuis longtemps précaire, ne devait pas aboutir au résultat cherché : elle portait en elle-même le germe de sa mort.
Qu’annonçait-elle ? Un règlement d'administration publique dans l’année qui suivrait sa promulgation.
Qu’exigeait-elle? Que dans trois ans, à partir de la même date, les départements eussent créé des Ecoles professionnelles pour leurs pupilles difficiles.
Or, voici tout à l’heure quatre années qu'elle a vu le jour, et ni le règlement qu’elle annonçait n’a paru, ni les écoles qu elle exigeait n’ontété créées.
La façon dont elle meurt, à peine née, ne prouve-t-elle pas assez clairement que les concours sur lesquels elle prétendait s'appuyer ne peuvent à eux seuls assumer une tâche aussi lourde, et que ceux dontelle a voulu se passer, en dépit des preuves qu'ils avaient fournies, étaient les
premiers auxquels elle eût dü faire appel ?
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de la Thèse, CH. LYON-CAEN. A. LE POITTEVIN.
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, L. LIARD.