INTRODUCTION
Les recherches auxquelles nous nous sommesi livré pour rendre la seconde édition de la Cosmogonie de Moïse digne du hut auquel elle est destinée nous ont porté à étudier d’une manière toute particulière les œuvres de la création. Nous avons cherché non-seulement à remonter à l’origine de la terre, dont l’écrivain sacré nous a dévoilé le premier le mode de formation , mais encore à nous former quelque idée sur l’apparition des astres nombreux qui composent le système du monde.
En dirigeant notre attention sur ce qui se passe hors de cette terre , il nous a paru que les phénomènes célestes pouvaient mieux que tout autre moyen de comparaison laisser entrevoir les causes qui ontcon-
couru à préparer son état actuel. Produits par la condensation de la matière nébuleuse di^minée en quantité immense dans l’espace, les astres du système solaire, comme probablement ceux des autres systèmes, ont pris d’après les lois immuables de la nature un cours stable et régulier. Cette condensation des nébuleuses n’est pas généralement aussi avancée pour tous ; elle «’y trouve même dans des degrés fort inégaux de rapprochement.
Il est en effet une foule de corps répandus dans les espaces planétîûres, dont fos phases diverses annoncent des états très-différents de condensation de la matière qui les compose. Tous cependant ont une tendance manifeste à prendre dans leur marche la même régulaiité que les premiers et à composer des systèmes analogues .
Cescorps, aux premières époques de leur formation, (BOUS indiquent en quelque sorte le mode qu’ont dû suivre les planètes, le soleil, ainsi que les astres stellaires étrangers à notre système. L’observation de ces astërokles, dans des phases diverses de condmi- > sation, a donc un grand intérêt; du moins elle peut éclairer la formation des astre»., dont les mouvements, aussi bien que leurs principaux .phénomènes, sont aussi réguliers qu’invariables.
Il se forme donc maint^ant, comme autrefois, de nouveaux corps célestes, de nouveaux systèmes aua-
iogues à celui dont nous faisons partie. Probablement il en sera ainsi tant qu’il existera dans l’espace de la matière nébuleuse, susceptible de se refroidir et de se condenser. Par une suite'de l’unité du plan, à laquelle la nature a soumis l’ensemble des choses créées, tous les astres auraient la ntéme origine ; tous résulteraient de la condensation des nébuleuses, et seraient soumis aux mêmes lois : par là le système du monde est devenu à jamais ferme et stable.
L’observation de ces phénomènes annonce donc que l’on ne doit pas considérer l’œuvre de la création aussi complète pour l’univers qu’elle, parait l’être pour la terre. Néanmoins il est utile de réunir des preuves propres à le démontrer ; c’est à la solution de cette belle question que o«^ écrit est consacré.
Telle est l’idée fondamentale d’un livre, qui fait suite en quelque sorte à notre ouvrage sur le récit de la création. Nous le considérons comme le complé> ment de oe traité. On ne pensera pas sans doute qu’il y ait de la témérité de notre part à oser entreprendre l’examen d’une question qu’au prenater aperçu on pent regarder comme insoluble. Sans doute , si ks dernières observations n’avaient pas été dirigées sur cet dsjet, nous aurions craint de l’aborder; mais, d’après les faits qu’elles nous ont dévoilés , il nous parait possible d’arriver presque jusqu’à sa solutitm. C’est tout ce que l’on peut espérer en pareille ma*
tière, et l’on doit s’estimer heureux d’arriver aussi près de la vérité (note 1).
Nous n’avons pas, du reste, porté notre attention sur ce sujet dans le désir d’une vaine gloire, et moins encore d’une stérile curiosité, mais dans l’espoir d’y trouver des preuves plus frappantes du pouvoir infini de celui qui a créé le monde par l’effet d’une seule de ses paroles et le conserve pour sa gloire.
l’CECVHE de la CnÉATION EST-ELLE AUSSI COMPLÈTE POUR l’lmivers qu’elle parait l’ètre pour la terre ?