SURFACE DES TRES
1. La surface des prairies naturelles doit être unie pour la facilité du fauchage de l'herbe et sa mise en tas, de même que pour l'écoulement de l'eau.
Une erreur assez générale est de croire que de bons prés doivent offrir un plan parfait ou sinon qu'il faut faire ce que l'on peut pour arriver à ce résultat.
Pourvu que la faux puisse travailler régulièrement et l'eau ne pas rester stagnante de façon à former des marais et à provoquer l'apparition de mauvaises plantes, le but principal est rempli, même s'il se présente quelques inégalités ou des pentes dans diverses directions.
Une pente quelconque est du reste nécessaire soit pour l'écoulement de l'eau, soit pour l'arrosage.
2. La surface de bons prés ne doit être évidemment couverte qu'avec un gazon uni. Tout ce qui est broussailles, arbres, pierres, taupinières, fourmilières doit être enlevé, et il faut remplir les creux où Peau pourrait séjourner.
Quoique les taupes soient utiles pour la destruction des larves de hannetons et d'autres insectes nuisibles, on ne doit pas les tolérer dans les prés et il faut s'en débarrasser au moyen de pièges ou en-
core plus simplement par l'irrigation. Il en est de même des colonies de fourmis qui ne se trouvent ordinairement que sur des places sèches.
Pour Faplanissement rapide et à bon marché des taupinières et des fourmilières, il y a, outre le râteau et la herse, le rabot de prés, la herse d'épines. La herse de prés de Bohême doit être surtout recommandée [fig. 1) ; cette herse en fer forgé a été inventée par
Fig. 1.
l'agronome Semsch, de Swoischitz, et perfectionnée par l'inspecteur agricole Kerber, RLanghellwigsdorf en Silésie. Elle est surtout bonne pour enlever la mousse qui croît en étouffant l'herbe, aussi bien sur les prés secs que sur les prés humides, lorsqu'ils ne sont pas régulièrement et suffisamment fumés.
C'est en obtenant et en entretenant constamment un gazon vigoureux qu'un cultivateur soigneux crée des récoltes riches en fourrage et fait preuve d'activité et d'expérience.