‹ De la croyance due à l'EvangileChapitre 50 sur 66 · CH. III. — RECENSEMENT DK QUIRINIUS · texte numérisé non relu

CH. III. — RECENSEMENT DK QUIRINIUS

proportions, le crime n'en est pas moins odieux, mais il a pu se perdre parmi tant d'horreurs qui ont ensanglanté les dernières années d^Héro^e. Que de crimes de Tibère Tacite rapporte, sans que Suétone en dise rien I que de crimes mentionnés par Suétone, et passés sous silence par Tacite et par Dion Cassius ! Il a pu en arriver de même de ce massacre d'Hérode : son caractère n'y répugne point. Josèphe a constaté combien il était cruel quand il craignait pour son autorité , et ses défiances croissaient avec l'âge : rien de moins invraisemblable, que , trompé une première fois par les Mages , il a'ait plus voulu s'en jemettre à personne du soin de trouver sa victime, et qu'il ait cru l'étouffer ainsi dans le sang. Ce crime aura pu rester comme enseveli dans le village où il s'exécuta ; ou si le bruit en parvint au dehors, comme on pouvait n'en pas savoir les imotifs, il aura été facilement confondu parmi tant d'autres cruautés, peut-être dans ce massacre des Pharisiens coupables d'avoir annoncé l'avènement du nouveau roi qui devait supplanter la race d'Hérode : histoire assez confuse dans Josèphe, qui la rattache aux intrigues de Phéroras, et cherche dans sa famille le roi promis * . Mais^ à la violence avec laquelle il s'élève à ce propos contre les Pharisiens, Lardner a supposé qu'il pourrait bien être question d'une tout autre royauté, de celle du Messie lui-même ^ ; et, quoi qu'il en soit, le fait se rapporte, nous l'avons vu, au temps de la naissance de Jésus-Christ.

1 Ant. XVI, II, 4 et Hug, U, 74, n» 5; cf. Kepler, de Anno nat. Chr. XII, p. 127.

' Lardner, iï, ii, 3 et i, 2, g 3.

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