‹ De la Cryptorchidie: Opération des Chevaux Cryptorchides par le Procédé du Professeur Cadéac (Ponction de l'Oblique Interne dans la Zone Inguinale Supérieure)Chapitre 11 sur 21 · PATES · texte numérisé non relu

PATES

Lorsque le péritoine est traversé d'emblée, on ne sent aucune résistance à l'extrémité de l’instrument : pour cela, il est inutile de pratiquer la ponction à la fin d’une inspiration.

Si le péritoine est imperforé on peut, soit le ponctionner au perforateur en l’appuyant une seconde fois d’un coup rapide sur cette séreuse, toujours à la fin d’une inspiration, soit le traverser au doigt animé, l’ongle en avant, de mouvements latéraux ; lorsque le péritoine cède ainsi on perçoit la sensation d’un éclatement au bout du doigt ; cet éclatement peut être perceptible à l'oreille dans certains cas.

Ce deuxième temps peut se pratiquer, à défaut de perforateur, à l’aide des ciseaux courbes tenus de la même façon ; leur extrémité mousse ne peut en aucun cas perforer les anses intestinales si l’on prend soin

de limiter leur pénétration.

- Troisième temps. — Recherche et préhension du tes-

ticule. C’est le temps délicat de l’intervention ; les

chances du succès sont conditionnées par sa rapidité.

- Pour une cryptorchidie à gauche l'opérateur introduit l’index et le médius de la main gauche dans ouverture du petit oblique ; à droite, on introduit

les deux mêmes doigts de la main droite. Ce mouve-

-ment doit être effectué en même temps que l’on re-

tire le perforateur de la plaie en introduisant d’abord l'index qui appuie sur la boutonnière pratiquée pour

permettre le passage du second doigt.

On élargit ensuite la ponction en forçant légèrement la commissure supérieure pour avoir une plaie

de 4 à 5 centimètres qui laisse suffisamment de liberté aux mouvements digitaux.

Normalement il s'écoule par la ponction du liquide péritonéal, en plus ou moins grande quantité selon les animaux ; cette sérosité est particulièrement abondante Chez les jeunes animaux débiles.

Les doigts introduits dans la cavité abdominale perçoivent les anses intestinales et les crottins du côlon flottant à proximité : ces crottins ne seront jamais l’objet d'une méprise regrettable; ils n’offrent pas la même sensation que le testicule ectopique, se désagrègent sous la pression des doigts et sont, en général, plus gros que la glande.

En réalité l’opérateur recherche non pas le testicule qu’il ne pourrait extraire sans difficulté à l’aide de ses deux doigts seulement, mais surtout l’appareil déférentiel qui, chargé facilement sur l’index en crochet, est rapidement sorti et permet d’amener par une traction soutenue le testicule à l’extérieur.

En général, 4 fois sur 5, c’est le cordon, flexueux et lâche, de consistance particulière, que l’on trouve quand on ratisse de ses doigts la paroi abdominale du côté de la fossette vaginale.

Si c’est le testicule qui est le premier rencontré, on s’évertue à le chasser pour prendre l’épididyme plus souple ; un léger effort de traction suffira pour faire franchir la boutonnière du petit oblique au testicule.

Si l'exploration index-médius ne donne aucun résultat on agrandit la ponction en appuyant sur les commissures, surtout sur la supérieure, de facon à

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