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semaines de repos. le malade quitte l'hôpital, complètement guéri.
Il s’est présenté à nous en juin 1900, c’est-à-dire sept ans après son opération. Il est en excellent état : pas trace de récidive de la hernie ; la paroi est suffisamment résistante pour ne pas nécessiter le port d'un bandage.
OBsErvATION XVIII. — (N° 2162.)
N..., typographe, âgé de 48 ans, entre le 3 janvier 1895, salle Gosselin, pour une hernie dont le début remonte à juillet 1894. Son métier l'oblige à rester debout jusqu’à,6 heures du soir, et il éprouve une grande gêne et une grande fatigue à la fin de la journée.
C’est ce qui le décide à entrer à l'hôpital.
Opération le 18 janvier 1895 : on pratique la cure radicale. Il s’agit d’une hernie inguinale droite, oblique externe. Le sac * découvert et incisé renferme de l’épiploon adhérent dont on résèque une portion. Ligature du sac, résection au-dessous de la ligature. Au moment de reconstituer la paroi, on voit que les muscles petit oblique et transverse n'offrent aucune résistance ; l’anneau est très large ; les piliers extrêmement faibles, en particulier le pilier externe qui manque, pour ainsi dire, totalement. Devant cet état des tissus on se décide à employer le procédé myoplastique.
Le 21 janvier, premier pansement.
Le 26 janvier, ablation des points de suture.
Le 7 février, pansement au collodion. |
Le malade est guéri le 19 février, après un léger suintement séreux sous-Cutané.
Nous avons revu ce malade le 10 juin 1900, Il a repris son métier de typographe, travaille sans aucune fatigue, reste debout très longtemps sans éprouver la moindre gêne. Il porte un bandage depuis le jour de son opération.
RER Joue
La hernie ne s'est pas reproduite, il y a seulement un peu d'impulsion à la toux et le malade éprouve quelquefois une légère douleur à la suite d’un travail très prolongé.
OnservarTion XIX. — (N° 3816.)
Eugène D..., âgé de 55 ans, menuisier, entre dans le service de M. Schwartz le 31 décembre 1897. Depuis vingt ans, il est porteur d’une hernie inguinale droite de, la grosseur d'un marron au début, qui a augmenté peu à peu de volume et qui descend actuellement dans la bourse du côté droit.
La hernie est parfaitement réductible, mais elle est très incomplètement maintenue par un bandage au-dessous duquel elle glisse. Il en résulte des tiraillements pénibles dans la région inguinale, surtout après la station debout, prolongée, exigée par la profession du malade. Celui-ci se décide à se faire débarrasser d’une aussi gênante infirmité.
Le 8 janvier 1898, cure radicale.
Comme dans le cas précédent, après ligature et résection du sac on est obligé, à cause de la faiblesse des piliers et de la paroi postérieure du canal inguinal, de recourir au procédé myoplastique.
Un lambeau est détaché du muscle droit, suturé par le procédé ordinaire à l'arcade crurale et au bord inférieur du petit oblique et du transverse. Suture des piliers à la soie ; suture des téguments au crin de Florence. Les suites opératoires sont excellentes, le malade sort guéri le 31 janvier 1898 de l'hôpital Cochin. Il emporte un bon bandage.
Sur notre invitation, le malade s’est présenté salle Gosselin le 15 juillet 1900. Il a quitté son bandage au bout de trois mois. Le résultat de l'opération est parfait ; la paroi abdominale est très solide et le malade peut exercer son métier sans la moindre fatigue. Pas même de gène après une longue journée de travail.