‹ De La Cure Radicale Des Hernies Inguinales Par Le Procédé MyoplastiqueChapitre 15 sur 18 · PAIE EE · texte numérisé non relu

PAIE EE

En résumé, sur soixante malades ayant subi l’opération de la cure radicale de la hernie inguinale par le procédé myoplastique, onze seulement ont pu être examinés de nouveau dans le courant de cette année même. Neuf d’entre eux peuvent actuellement travailler sans porter de bandage etne sont plus incommodés par leur ancienne infirmité. Ils se livrent tous aux travaux les plus pénibles, ou nécessitant du moins la station verticale prolongée. L’un (n° 1246) est actuellement épicier ; l’autre (n° 2164) typographe ; un troisième (n° 2 190) est fabricant de pièges. Cette profession nécessite un déploiement de force considérable ; elle consiste à tordre à froid des fils de fer à large section, de façon à en faire de solides ressorts. Les autres sont plombier (n° 2968), puisatier (n° 3730), peintre en bâtiment (n° 3939), menuisier (n° 3816), gardien de la paix (n° 4193), cultivateur (n° 2440). :

Un malade seulement porte encore un bandage (n° 4572); mais il présente une hernie du côté opposé, et les deux anneaux inguinaux sont parfaitement oblitérés par un bandage double. Un appareil analogue ne pouvait, avant l'opération, maintenir l’épiplocèle droite qui était une cause de gêne considérable dans lexercice de la profession du malade.

Chez un seul enfin, s’est produite une récidive. Ce malade (n° 1291), est d’ailleurs venu de lui-même en 1895 faire constater son état. À la suite d’une chute dans un escalier, où la paroi abdominale avait heurté, au niveau de la cicatrice opératoire, le bord tranchant d’une marche, 1l a vu se reproduire la tumeur inguinale qu'il peut d’ailleurs main tenir actuellement par un bon bandage.

Ce seul exemple de récidive nous permet de supposer que le plus grand nombre des 5o opérés que nous n'avons pu revoir seraient revenus demander. conseil à l’hôpital, s’ils avaient encore eu à se plaindre de linfirmité dont ils avaient été débarrassés par le procédé myoplastique.

Aucun malade n’a éprouvé de la faiblesse de la parot au niveau de l’extrémité inférieure du grand droit de Pabdomen. Chez tous, le muscle dont on a détaché un lambeau a continué à remplir ses fonctions aussi bien que du côté opposé.

Les guérisons datent : une de 7 ans (n° 1246) ; deux de 5 ans (n° 2162-2190); deux de 4 ans (n°% 2968, 2440) ; deux de 3 ans (n° 3720-3815) ; trois de plus de 2 ans (n® 3939, 4572 et Ar93).

On peut les considérer comme définitives.

En résumé, le procédé de la myoplastie nous paraît donner des résultats excellents, durables, et mérite d’être employé toutes les fois que les conditions requises se présentent.

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