‹ De La Cure Radicale Des Hernies Inguinales Par Le Procédé MyoplastiqueChapitre 7 sur 18 · ES ES · texte numérisé non relu

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par sa base d'implantation de larges connexions avec le muscle originel. |

M. Schwartz a décrit pour la première fois son procédé au Congrès de Chirurgie de 1893 (1). Nous allons tenter de l’exposer tel que nous l’avons vu pratiquer plusieurs fois au cours de notre dernière année d’internat.

Les premiers temps de l’opération ne diffèrent en rien des premiers temps des procédés ordinaires, jusqu’à la ligature et à la résection du sac. Le sac une fois lié et réséqué au-dessous des ligatures, on décolle, un peu en dedans du pilier interne, les téguments de l’aponévrose abdominale superficielle.

Celle-ci est incisée longitudinalement, tout près du bord externe du grand droit, mais en dedans de lui, de façon à ouvrir la gaine du muscle qu’on trouve composée, comme nous l’avons vu au chapitre précédent, par Paponévrose du grand et du petit oblique et par le feuillet antérieur de l’aponévrose du transverse.

L’incision doit avoir au moins 6 centimètres de longueur.

Le muscle droit étant à nu depuis son insertion inférieure jusqu’à 6 ou 7 centimètres au-dessus, avec une sonde cannelée on détache du muscle, le long de sa partie externe, un faisceau ayant une longueur de 7 à 8 centimètres et une largeur de 3 à 4 centimètres au moins. On complète avec le doigt ce que la sonde cannelée à commencé.

Une ligature au catgut est appliquée en haut le plus

(1) SCHWARTZ. Cure radicale des hernies inguinales et crurales volumineuses Compte rendu du Congrès français de chirurgie. Bull. Médical, 19 avril 1893, p. 365.

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loin possible, car il y a avantage à prendre le lambeau plutôt un peu long, à cause de la rétraction qui suit la section. Cette section est faite au-dessous de la ligature au catgut. On peut remplacer si l’on veut la striction du fil par la pression d’une pince à forcipressure, qui suffit pour arrêter définitivement tout suintement sanguin. Le lambeau détaché ne doit pas intéresser plus du tiers ou de la moitié antérieure de l'épaisseur du muscle. Nousavons vu que l'irrigation se fait par les faces latérales et surtout postérieures.

On obtient ainsi un lambeau étalé en forme d’éventail, pédiculé en bas. Cela terminé, on soulève le pilier interne de l’anneau inguinal. Avec un bistouri passé à plat au-dessous de lui, on pénètre dans la gaine du grand droit ; avec une pince on attire à travers cette boutonnière le lambeau musculaire qui sera étalé dans le canal inguinal, au-dessous etenavantdesautresmuscles constituant à cetendroitla paroi.

Quelques points de suture au catgut n° 2 ou à referment la gaine du grand droit, de haut en bas.

Le lambeau de ce muscle est alors fixé par deux ou trois points de suture au catgut n° 2 ou à la soie n° o à la paroi plus où moin effondrée du canal inguimal, et au fond de la gouttière de l’arcade de Fallope.

Par-dessus, les piliers sont suturés de haut en bas, avec de forts catguts et la suture est poursuivie très bas de façon à ne laisser le passage libre qu’au cordon (x).

L'opération est terminée comme d'ordinaire par la suture des téguments au crin de Florence.

(1) SCHwARTZ. Cure radicale des hernies inguinales, procédé de la myoplastie, Rev, générale de elin. et de thérap., 1894, VIII, p. 488.

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