‹ De La Cure Radicale Des Hernies Inguinales Par Le Procédé MyoplastiqueChapitre 6 sur 18 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Manuel opératoire du procédé myoplastique.

Tecanique DE M. ScHwarrTz

La technique du procédé myoplastique de M. Schwartz dans la cure radicale des hernies inguinales découle tout naturellement des considérations anatomiques qui précèdent.

La méthode consiste essentiellement, après ligature et résection du sac, à détacher du grand droit un lambeau pédiculé que l’on glisse sous le pilier interne pour l’étaler et le fixer au-devant de l’orifice herniaire.

Il ne s’agit pas simplement ici d'utiliser le bord externe du droit comme l’a fait Bloodgood, en modifiant, ou plutôt en complétant l’opération de Halsted.

Halsted, dans les cas de hernies volumineuses, lorsque le tendon conjoint est atrophié et n’offre pas une résistance suffisante à la sortie de l’intestin, incise verticalement le muscle petit oblique à partir de son bord inférieur, au niveau de son croisement avec le cordon, sur une étendue de quelques centimètres, et rattache le bord cruenté du lambeau interne ainsi obtenu à l’arcade crurale. Il abaisse donc au devant du trajet inguinal un rideau musculaire formé par la partie la plus interne du petit oblique.

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Bloodgood y ajoute un plan plus profond :

Dans un premier temps il incise, comme Halsted, le muscle petit oblique ; dans un second temps, il dénude et attire le bord externe du grand droit dans la plaie, à travers le bord externe de sa gaine incisée. Dans un troisième temps, il fixe par une série de points en U le muscle ainsi attiré à l’arcade crurale et au pilier externe. Il en résulte que les fibres externes du droit, au lieu de descendre presque verticalement, décrivent, avant d’arri ver à leur insertion inférieure, une courbe à concavité dirigée en haut et en dedans, à convexité fixée par les sutures au pilier externe et à la bandelette ilio-pubienne. Cette disposition toute particulière se voit nettement sur une figure schématique publiée par Bloodgood dans son article de Johns Hopkins Hospital Bulletin (1) : ici, letendon conjoint est remplacé par les fibres externes striées du muscle droit auxquelles viennent s’adjoindre, comme dans le procédé de Halsted, les fibres les plus internes du muscle petit oblique.

Halsted se serait, d’ailleurs, rallié à la technique de Bloodgood et l’aurait mise à contribution dans plusieurs cas depuis avril 1898 jusqu’au moment où parut le travail de Bloodgood. !

Cette méthode, qui de toutes se rapproche le plus de celle de M. Schwartz, en diffère totalement par son principe ; ce ne sont plus quelques fibres musculaires étirées et déviées de leur trajet normal qui serviront à renforcer la paroi, mais bien un lambeau musculaire pédiculé ayant encore

(1)J.-C. BLoopGoop. The transplantation of the rectus muscle in certain cases of inguinal hernia in which the conjoined tendon is obliterated. Jokns Hopkins Hosp. Bull., 1898, IX, 96-100.

NE. Bufnoir.

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