‹ De la Curietherapie des Métrites HémorragiquesChapitre 36 sur 45 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Etude critique des Observations.

Nous adopterons, pour ce chagitre et les suivants, la classification de Kænig, classification déjà mentionnée au début de notre étude,

1° MÉTRITES VIRGINALES

Les Observations I et XIV se rapportent à cette catégorie.

Dans l’Observation I, le diagnostic fut assez difficile. Des métrorragies persistantes, durant depuis deux ou trois ans, assez faibles à l’entrée, avaient tout d’abord été mises sur le compte d’une lésion cardiaque. Puis des troubles nerveux très prononcés, quelques autres signes discrets égarèrent encore l’attention. Une numération glibulaire faite entre temps avait donné 3.244.000 globules rouges, avec une valeur globulaire de 0,20. Et ce n’est guère qu’après un mois d'hôpital que le diagnostic fut posé et suivi d’une application de radium, faite par M. le Docteur Durand 100 milligrammes pendant 6 heures.

se

Il n’y eut aucune réaction consécutive ; l’état général s’améliora rapidement et la malade, sortie de l'hôpital, put tenir un poste d’infirmière en chirurgie. Ses dernières nouvelles, datant de quelques mois, étaient très satisfaisantes : menstruations normales, état nerveux grandement amélioré.

Si l’Observation XIV est moins ancienne, elle n’en est pas moins instructive. Chez une malade, atteinte de ménorragies abondantes, ayant résisté aux divers traitements médicaux, dans un état d’anémie intense (elle avait eu trois syncopes), le diagnostic fut rapidement posé. Quelques jours après, application de 50 milligrammes pendant 6 heures. Il n’y eut aucune réaction ; l’aménorrhée qui suivit fut passagère (2 mois), et depuis, les règles ont réapparu de façon normale.

En somme, il s’agit bien de deux cas de métrite virginale hémorragique, guéris par une seule application de radium, alors que chez des malades présentant un état d’anémie aussi intense, toute autre intervention aurait pu paraître risquée.

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