CHAPITRE V
nt
Indications de la Curiethérapie
dans les Métrites hémorragiques.
Nous essayerons, dans la mesure du possible, de déduire ces indications de nos propres constatations et de celles faites par leurs auteurs, en les rapportant naturellement à la classification adoptée.
1° MÉTRITES HÉMORRAGIQUES DE LA MÉNOPAUSE
Ici, les observations nombreuses, les idées concordantes de la plupart des auteurs nous facilitent la tâche. En effet, seuls Graves et Desjardins sont opposés à l'emploi du radium dans les accidents de la ménopause. La curiéthérapie, disent les autres, constitue le traitement idéal des métrites hémorragiques chez les femems de plus de 40 ans.
Seule la radiothérapie pourrait soutenir la comparaison. Les préférences de Kœnig vont au radium ; il
en donne les raisons suivantes :
1° Il vaut mieux mettre le remède au niveau du mal, évitantainsi toute action irritante sur la peau, la ves-
sie, les intestins ;
2° L'emploi du radium intra-utérin permet d’assurer le diagnostic par l’exploration intra-utérine et évite l'erreur d’irradier un néoplasme du corps ;
3° L’action du radium est plus rapide que celle des rayons X ;
4° Enfin, la technique est plus simple, à la portée de tout gynécologue qui, ayant posé le diagnostic et les indications, peut lui-même appliquer le traitement.
Et le même auteur ajoute dans ses conclusions : « Certes, pas plus que la curette, la curiéthérapie n’est la panacée de l’hémorragie utérine. Dans les limites étroites de ses indications, on peut affirmer dès maintenant que le radium est un hémostatique sûr et rapide de toutes les hémorragies utérines non dues au cancer ,au fibrôme, aux néoplasies et aux inflammations annexielles. Il est inoffensif chez les femmes à partir de 40 ans, là où la cessation des règles, si elle n’est pas formellement désirable, n’entraîne pas d’inconvénients sérieux. Dans ce cas, il constitue le traitement de choix et peut être employé d'emblée, à l’exclusion de toute autre thérapeutique gynécolo-
gique. »