‹ De la Cystostomie Idéale (Opération de Poncet modifiéeChapitre 19 sur 26 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

(Recueillie par M. Lagoutte.)

Hypertrophie de la prostate. Symptômes d’empoisonne-

ment urinaire.

L... Samuel, 57 ans, demeurant à Rive-de-Gier, entré le 8 février 1894, salle Saint-Martin, n°5,

Cet homme entre à l’hôpital pour des accidents urinaires d’origine prostatique. Pas de blennorrhagie antérieure. Pas d'affection d’autre nature. Depuis quelques années, un peu de catarrhe pulmonaire. Double hernie inguinale.

Les troubles de la miction remontent déjà à plusieurs années : fréquence des mictions, surtout la nuit, efforts violents pour amener l'expulsion de l’urine, perte d'amplitude du jet, etc.

Depuis un an, la fréquence des mictions s’est accrue considérablement: vingt ou trente dans les vingt-quatre heures. Mictions douloureuses, Jamais d’hématurie. Pas d'accès de rétention aiguë.

Pour la première fois; il y a huit jours, le malade ne peut plus uriner. Le médecin appelé pratique facilement le cathétérisme, mais au bout de huit jours, production d’une fausse route, hématurie. C’est alors qu’on envoie cet homme à l’Hôtei-Dieu.

À son entrée, rétention complète, eathétérisme facile avec une sonde molle. Urines troubles, purulentes, d’odeur ammoniacale. Température 388, le soir. Langue déjà un peu séche. Le malade a eu ces derniers jours quelques frissons. Troubles digestifs, plusieurs vomissements.

Etat général mauvais, teint terreux, faciès amaigri.

Au toucher rectal, énorme prostate, formant une masse arrondie, du volume d’une orange, développée surtout aux dépens du lobe gauche. l

9 février. — Cystostomie. — Les premiers temps de l’opération ne diffèrent pas de ceux de la cystostomie habituelle,

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