‹ De la Cystostomie Idéale (Opération de Poncet modifiéeChapitre 25 sur 26 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Il ne manque à l'opération de Poncet, pour qu’elle devienne le traitement par excellence du plus grand nombre de prostatiques atteints d'accidents urinaires graves, que de réaliser à coup sûr un urèthre artificiel, dont le fonctionnement se rapproche le plus possible de la fonction normale.

Ce résultat a été obtenu dans un certain nombre de cas. Le regretté M. Diday possédait un canal hypogastrique lui permettant de garder ses urines pendant plusieurs heures etil était averti de la réplétion de sa vessie quelques minutes avant que l’écoulement involontaire se produise.

IT. — Cette continence parfaite, cette rétention volontaire sont dues à plusieurs conditions anatomiques, dont les principales sont :

4° Existence d’un anneau fibro-musculaire à l'orifice cutané de la plaie hypogastrique.

2% Formation d’un canal le plus long possible, oblique de haut en bas et d’avant en arrière, assez dépressible pour être appliqué contre la paroi abdo-

EAU

minalé par la vessie distendue et composé presque exclusivement par la muqueuse afin qu'il se laisse facilement aplatir contre le plan musculaire antérieur.

II. — Pour obtenir ce résultat idéal, on a proposé plusieurs modifications opératoires. M. Wassilieff a décrit, sous le nom de cystostomie idéale un procédé consistant à attirer la muqueuse vésicaie à travers la boutonnière musculeuse, et à suturer cette muqueuse, préalablement dêcollée du plan sous-jacent, à la. peau de l'abdomen. Il pensait réaliser ainsi un urèthre contre nature avec deux sphincters, l’un vésical lisse, l’autre strié.

IV. — La cystostomie idéale ne partage pas toutes les indications de l'opération de Poncet.

Son exécution est rendue impossible par l’adhérence de la muqueuse vésicale au plan musculaire sousjacent ou par le défaut de résistance de cette muqueuse, qui se déchire quand on veut la suturer aux bords de la plaie cutanée.

Elle est contre-indiquée dans tous les cas où la cystostomie n’est qu’une intervention ne s'adressant qu’à une indication passagère : par exemple chez certains rétrécis, chez les calculeux et dans les cas de cystites tuberculeuses ou de cystalgie rebelle. Elle ne saurait s'appliquer aux malades chez lesquels on ne doit faire qu’une cystostomie temporaire, comme a dit Denos, c’est-à-dire chez les prostatiques atteints de rétention aiguë par suite d’une congestion passagère de la glande.

Chez tous ces malades, on doit rechercher un méat

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