‹ De la Cystostomie Idéale (Opération de Poncet modifiéeChapitre 3 sur 26 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Attaché pendant le semestre d’été au service de M. le professeur Poncet, nous avons tenu à terminer nos études par un travail inspiré par lui. Nous avions été frappé par les résultats admirables obtenus à la suite. de l’ouverture de la vessie chez un prostatique atteint de rétention et de septicémie urinaire. Nous avons été étonné du changement rapide qui survint dans l’état de ce malade après l'opération.

Alors que, quelques jours auparavant, il était en proie à une fièvre ardente, à des douleurs atroces et incessantes, il était, le lendemain même de l’intervention, complètement soulagé et absolument hors de danger.

Combien de malades, atteints de cette affection, sont obligés d'abandonner leurs travaux, d'éviter toute fatigue, tout excès et n’obtiennent à ce prix qu’une évacuation pénible de leur vessie. La miction, cetle fonction si facile lorsqu'elle s’accomplit normalement, deÿient, pour ces infortunés vieillards, une torture effroyabîe et sans cesse renouvelée.

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Enfin, quand parvenus à la période de rétention, ils n'urinent plus que par regorgement, leur supplice est continue] el le danger devient pressant.

On doit à M. le professeur Poncet, etce lui sera toujours un titre à la reconnaissance des hommes, l’opération qui délivre ces malheureux de leurs souffrances, qui prolongè leur existence, les rend à la vie sociale et leur donne une survie à l'abri de douleurs et de nouveaux dangers immédiats.

M. le professeur Poncet nous a conseillé de prendre pour sujet de notre travail inaugural l'étude de la modification opératoire apportée par M. Wassilieff à l'opération dela cystostomie sus-pubienne. Nous avons recherché quelle est la valeur de la méthode de M. Wassilieff, et nous avons eu pour but de voir si la cystostomie idéale réalise l'idéal de la cystostomie.

Nous avons aussi examiné attentivement à quelles causes, à quelles dispositions anatomiques était dù le fonctionnement presque parfait de l’urèthre sus-pubien obtenu chez quelques malades opérés par M. Poncet, et, pour ne citer que le plus illustre, le résultat fonctionnel obtenu chez le vénéré M. Diday. Grâce à quel mécanisme certains cystosiomisés peuvent-ils : conserver leurs urines pendant plusieurs heures et comment le réaliser chez tous les malades ? — Le procédé de Wassilieff réalise-t-il cet idéal? — Est-il possible d'obtenir ce résultat par une modification apportée au manuel opératoire de la cystostomie, tel que l’a réglée M. Poncet ?

Telles sont les questions que nous nous sommes posées ; nous ne les avons certes pas toutes résolues;

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nos recherches n’aboutissent quelquefois qu’à de pures hypothèses, et nous ne pouvons tirer de conclusions absolument fermes de notre travail. Nous espérons cependant qu’il ne sera pas inutile d’avoir attiré l’attention des chirurgiens sur ces quelques points.

Après un rapide historique, nous allons examiner dans un premier chapitre quelques cas dans lesquels les malades sont continents et possèdent un urèthre sus-pubien ayant un fonctionnement se rapprochant -de la fonction normale. Nous exposerons le résultat idéal obtenu chez M. Diday.

Dans un deuxième chapitre, nous rechercherons les conditions anatomiques qui permettent au malade de garder ses urines ; — quelle part revient, dans le phénomène de la contention volontaire, à la vessie, au nouvel urèthre. Puis nous examinerons les diverses techniques proposées pour rendre continent l’urèthre hypogastrique.

Le troisième chapitre sera consacré à l'exposé du manuel opératoire de la cystostomie idéale, telle que l'a conçu M. Wassilieff.

Dans le quatrième, nous traiterons des indications de l’opération de Poncet modifiée.

Le cinquième aura pour objet l’élude des résultats obtenus dans les cas opérés par M. le Dr Curtillet d’après le procédé de M. Wassilieff.

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