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produit déjà par la sonde à demeure. 3 autres sont morts de pyélo-néphrite.
Rétablissement des fonctions normales. . 3 DOUÉ ISSUES Mc AS TA TN DR Sr ARE IMCONUNCNIS RL LT 2 4
Dans cette classe d'infectés, la cystotomie donne donc des résultats très satisfaisants, Quant aux observations où l'opération a été suivie de mort, elles montrent combien notre manière de voir était juste lorsque nous donnions comme indication de la cystostomie d’urgence les grandes difficultés du cathétérisme. La lecture des observations XL et XLIV prouve de la façon la plus évidente combien est fatale dans ces cas la temporisation, combien est peu chimérique la crainte des dangers créés par la ponction et la sonde à demeure.
Dans l'observation XLIV, par exemple, nous voyons un malade atteint de rétention aiguë. Le cathétérisme est difficile, on place une sonde à demeure. Celle-ci est douloureuse, mal supportée, fonctionne d’une manière défectueuse ; on coutinue malgré tout son application. L’état général du malade s'aggrave, sa température monte à 38 degrés, le cathétérisme est toujours difficile ;la sonde à demeure est maintenue, malgré son fonctionnement défectueux.
Ce n’est qu'après six jours d'une trop longue attente, devant les difficultés permanentes du cathétérisme, en présence d’un étatgénéral très grave, ce n’est que contraint et forcé que le chirurgien pratique la cystestomie sus-pubienne,Un soulagementimmédiat se produit chez le malade ;
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sa température baisse. Mais cette amélioration est de courte durée. Pendant que le chirurgien temporisait, l'infection a eu le temps de produire son œuvre destructrice, et le malade meurt quelques jours après opération.
Dans l'observation XL, il s’agit également d’un malade atteint de rétention aiguë. Le cathétérisme étant très difficile, on laisse une sonde à demeure et on infecte la vessie. On l’enlève quelques jours après, mais la rétention persistant on la replace, après avoir éprouvé les plus grandes difficultés à la faire pénétrer de nouveau dans la vessie, Mais l'état général s'aggrave, la température monte à 385, la rétention persiste ; on a toujours recours à
la sonde à demeure. Les dangers créés par la sonde
à demeure ne suftisent pas. La sonde à demeure étant enlevée, le cathétérisme devient impossible, et on fait chez ce prostatique rétentionniste, infecté, traité inutilement par les «vieux procédés de choix », on fait dis-je une ponction aspiratrice. L’état général devient de plus en plus mauvais, la température s'élève, le chirurgien pratique l’opération de Poncet, et se convainc des dangers des ponctions en découvrant un phlegmon uro-purulent de la cavité de Retzius.
Là aussi une amélioration immédiate se produit, mais aux dangers créés par la sonde à demeure sont venus s'ajouter ceux créés par la ponction, l’opération de Poncet pratiquée trop tard ne peut les enrayer, et le malade meurt quelques jours après l'intervention.
Dans ces cas-là, la cystostomie pratiquée d'urgence, c’est-à-dire dès le péril révélé eût certainement donné d’autres résultats. D'ailleurs M. Tuffier rapportant l’observation XL devant la Société de chirurgie, fait remarquer
me 41 = lui-même qu’une intervention plus hâtive eût certainement sauvé le malade.
Ce n’est pas que la cystostomie ne soit capable de faire disparaître une infection aiguë ayant résisté à la sonde à demeure. Quelques-unes des observations de ce groupe, et plus particulièrement celle de M. Debaissieux, donnent la preuve du contraire.
On voit en effet, dans cette relation,des phénomènes d’infection aiguë apparaître dès qu’on retire la sonde à demeure. On la replace, mais la température ne peut s’abaisser, le malade souffre, la sonde à demeure lui devient insupportable, et au bout de quinze jours il l’enlève. Les accidents prennent aussitôt une intensité menaçante, la cystostomie apparaît comme le seul moyen de sauver le malade; on la pratique. La fièvre qui persistait depuis quinze jours disparaît et la température redevient normale trois jours après l’intervention. Trois mois après, le malade est continent.
Si l’on rapproche ce cas et plusieurs autres classés dans notre travail de ceux rapportés par M. Guyon dans les Annales des maladies des organes génito urinaires (mai 1895), où la cystostomie à amené une défervescence complète et presque immédiate chez deux malades traités en vain depuis plusieurs jours par la sonde à demeure, on doit, écartant les chiffres bruts donnés par les statistiques, on doit se convaincre que la cystostomie est le plus puissant moyen thérapeutique à opposer aux infec— tions aiguës. ;
Moins brillants paraissent dès l’abord les résultats obtenus dans les formes chroniques, où, comme pour les infections aiguës, ce sont tantôt des phénomènes d’infec-
PEN RER tion seuls, tantôt des phénomènes d'infection et de réten-
tion associées qui ont nécessité l’intervention. Sur 21 opérés, en effet, nous relevons:
MOTS NUS RME IE OS Le Chez les survivants :
Rétablissement des fonctions nor-
ALES PURE A AP UE ER PP Des FDÉCHOMENES ES à CARS on CO TE Pas de renseignements ultérieurs. . 2
Malgré le nombre assez considérable de morts postopératoires, c’est dans cette classe d’infectés que l’on trouve les résultats les plus brillants de la cystostomie, car on avait à faire aux malades les plus gravement atteints. La lecture des observations nous montre en effet des cures véritablement merveilleuses obtenues chez des malades que l’on croyait voir mourir dans les vingt-quatre heures, comme dans les cas relatés par exemple dans les observations LIIT et LXI.
A côté de ces guérisons, il en est d’autres non moins brillantes obtenues par M. Poncet chez un malade « qui est amené dans le coma et n’ayant plus que quelques heures à vivre» (obs. LIT), ou bien encore chez un prostatique dont la vessie, selon l'expression de notre maître, ressemblait à un véritable égout collecteur.
Dans les cas où la mort est survenue peu de temps après l'intervention, très souvent la cystostomie avait été pratiquée presque 2x extremis chez des malades dont les voies urinaires supérieures étaient déjà atteintes et chez qui tous les autres procédés avaient échoué ou avaient même fait œuvre nuisible,
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Nous voyons done qu'ici, comme en bien d’autres c‘rconstances, la statistique brute ne peut donner que des idées erronées. Seule la lecture des observations montra que la cystostomie pratiquée d'urgence, c’est-à-dire dés le péril révélé est entre les mains des chirurgiens le plus sûr et le plus puissant moyen thérapeutique. Elle nous montre, en outre, que dans cette classe de malades plus encore que dans toute autre, la temporisation est fatale et doit être rejetée.
IT. Cancer de Ia prostate et tumeurs inopérables dc la vessic.
Nous avons recueilli cinq observations de cystostomie pratiquée d'urgence soit pour faire cesser des hémaluries graves par leur abondance, soit pour calmer des douleurs atroces.
Dans les cas où lopération a été faite assez tôt, on a obtenu les magnifiques résultats que l’on était en droit d'attendre, c’est-à dire une grande amélioration passagère des symptômes, sans propagation de la tumeur aux bords du méat hypogastrique.
Dans les cas où l’on est intervenu trop tard, la douleur a disparu, il est vrai, mais peu de temps après, le malade est passé de vie à trépas.