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à Ve se En Pont) pre méntam,
à la campagne. Ecoulement d’un peu de sang par le méat. Pas de fièvre, Prostate volumineuse.
Opération d'urgence, 8 février 1894. L’affrontement de la vessie à la peau ne peut se faire exactement.
Le lendemain, les bords de la plaie sont un peu rouges, la tem pérature est cependant normale. Le deuxième jour, la rougeur s’est étendue, la température est à 38%, les signes d'infiltration sont manifestes, on fait sauter les points de suture, L’écoulement de l'urine se fait dans des conditions salis'aisantes. Les jours suivants, la température redevient normale. Le malade quitte le service au bout de trois semaines avec une fistule incontinente, Il n’a pas été revu depuis.
OBSERVATION XXIV (en th. Lagoutte), — Cystostomie pour rétention à la suite d'hématocèle vésicale, — Oblitération du méat hypogastrique.
M. B.., soixante-sept ans. Pas d’antécédents urinaires.
Le 28 avril 1892, après un diner copieux, est pris en chemin de fer d’une vive douleur dans le bas- ventre. Après un trajet d’une heure, il peut à peine marcher et tente inutilement de vider sa vessie.
M. le D' Tussau appelé constate une vessie dure tendue, Il introduit facilement une sonde en gomme, mais il ne s’écoule que quelques gouttes d'urine et des grumeaux sanguins.
Le lendemain matin, il passe une sonde à double courant, et tente, mais en vain de dégager la vessie.
En présence de cet état grave, M. Tussau pratique la cystostomie, Suites simples.
Mais à plusieurs reprises, le malade pisse des filets de sang. M. Tussau craignant une récidive, entretient la perméabilité de l’urètre hypogastrique. Puis, sur les conseils de M. Poncet, il laisse le méat se refermer.
Mai 1894, — Etat général parfait. Fistule complètement fermée,
OBservarioN XX V (th. Boutan, résumée). — Hémorragie grave.
— Cystostomie.
X, soixante-cinq ans, a été pris depuis trois jours, sans cause appréciable, d'un pissement de sang abondant. Le cathétérisme alors facile n'avait rien révélé du côté de la prostate.
Le jour de son entrée, accidents de rétention. L’interne ne pouvant pénétrer dans la vessie pratiqua une ponction capillaire.
M. Poncet examine le malade. Le cathétérisme facile avec une sonde en gomme amène trois quarts de verre environ de sang. L’exploration de la cavité vésicale permet de constater l'absence de calculs. Il pense à une tumeur de la vessie, et en présence de ces hématuries abondantes qui avaient considérablement affaibli le malade, il pratiqua la cystostomie.
Infiltration du tissu cellulaire prévésical, Caillots mous diffluents remplissant le bas-fond de la vessie.
L'hémorragie était produite par une hémorroïde ulcérée et fut enrayée par la compression avec un tampon de gaze iodoformée.
OBsERvATION XX VI (th. Bonan). — Accidents répétés de réten -
tion. — Cathétérisme impossible. — Ponctions aspiratrices. — Infiltration d'urines septiques. — Cystostomie. — Mort.
S. F..., soixante-dix-huit ans, cultivateur,
Troubles urinaires datant de deux ou trois ans. Pas d’accidents notables jusqu'aux quinze derniers jours.
Tout à coup, sans cause appréciable, rétention brusque, complète. Incontinence par regorgement,
Le cathétérisme bi-quotidien pendant une quinzaine de jours devient très dangereux.
Le 10 juin 1890, le cathétérisme devient impossible, le malade est envoyé à l'Hôtel-Dieu par son médecin.
À son entrée, l'état général est alarmant. Le malade n’a pas