SES
OBsERVATION XXVIII (th. Lagoutte). — Cystostomie sus-pubienne pour empoisonnement urineux provoqué par la sonde à demeure.
M. P..., soixante-dix ans. A été pris subitement de rétention aiguë le soir du mariage de sa fille. Après certaines difficultés, le médecin appelé peut pratiquer le cathétérisme,
Les jours suivants on place une sonde à demeure qui paraît d'abord remplir très bien l'indication, mais bientôt, frisson intense. La température s'élève rapidement à 39, puis 40 degrés, pour atteindre 40°7 le 10 novembre au soir.
La sonde à demeure cst enlevée naturellement dès le début des accidents. On pratique plusieurs fois par jour le cathétérisme suivi de lavages boriqués.
Ces sondages sont extrêmement pénibles pour le malade qui souffre d'une cystalgie atroce aussitôt que la vessie renferme quelques gouttes d’urine, Au moment où M. Poncet voit le malade, l’état est excessivement grave. Température 40°5.
11 novembre, — Cystostomie. [l s'écoule après incision de la vessie une certaine quantité d’urines fortement colorées.
14 novembre. — Le malade meurt dans la nuit avec une température de 4197.
Après l'intervention, les douleurs avaient disparu, mais les phénomènes infectieux avaient continué à évoluer rapidement.
OBsERVATION XXIX (th. Bonan, résumée). — Cystostomie pour rétention d'origine prostatique. — Cathétérisme douloureux et difficile. — Accidents aigus d'infection.
M. L. D.., ex chirurgien de l’Antiquaille, quatre-vingts ans. Légers troubles prostatiques depuis un an.
Pendant les derniers mois quelques troubles gastriques, petits frissons.
Pas de cathétérisme antérieur.
Le 12 décembre 1891, accès de rétention aiguë.
Du 12 au 22 décembre, traitement par le cathétérisme, la sonde à demeure, les lavages vésicaux,
23 décembre. — En raison des difticultés du cathétérisme extrêmement douloureux et laborieux et devant être très souvent répété, à cause de la cystite, de l’état des urines troubles, ammoniacales, et surtout de l’état général, fièvre, anorexie, teinte jaune sale de la peau, on décide le malade à se soumettre à la cystostomie,
A la suite, disparition graduelle des accidents,
Rétrécissement du méat qui arrive peu à peu à être continent, de sorte qu’au 22 mars M. D... gardait ses urines cinq heures et demie environ.
Mort le 23 décembre 1893 d’une néoplasie pleuro pulmonaire.
OBSERvVATiON XXX (th. Bonan). — Rétention d'origine prostatique. — Fausses routes multiples. — Cystostomie. — Mort.
M. X. soixante-cinq ans, atteint de rétention depuis vingtquatre heures. Tentatives inutiles de sondage par le malade et par un médecin.
Fausses routes dans lesquelles on s'engage en provoquant un écoulement sanguin abondant.
Gystostomie le 1°" juillet 1889,
Urines d’abord claires, puis sanguinolentes, d’odeur ammoniacale. Mort le 7 juillet.
Autopsie. — Pas de péritonite ; profondes fausses routes dans le bulbe de l’urètre. Foyers septiques à ce niveau. Lésions des bassinet: et des reins.
OBSERVATION XXXI (th. Bonan). — Cystostomie pour rétention prostatique. — Ponctions vésicales répétées et infection aiguë,
R... F..., soixante-treize ans. Entré le 16 septembre 1890, Le cathétérisme était devenu impossible au dire du malade, même avec des sondes de petit calibre,
Urétrorragie il y a huit jours, à la suite d’un cathétérisme pratiqué à la campagne. Fausses routes.
De nouvelles tentatives s’accompagnent d’hémorragies ; cystostomie, Il s'écoule 1 litre 4/2 d'urine foncée, d'odeur fétide, Parois très vascularisées, friables.
Le malade sort guéri. Incontinent.
Mort le 25 janvier 1892, de cause inconnue,
OBsERVATION X XXII (th. Lagoutte) — Cystostomie sus pubienne pour rétention datant de dix jours. — Empoisonnement urinaire.