‹ De La Cystostomie Sus-Pubienne D'UrgenceChapitre 26 sur 36 · X..., soixante-deux ans. Pas d’antécédents urinaires · texte numérisé non relu

X..., soixante-deux ans. Pas d’antécédents urinaires

Pris vers le milieu du mois de mai 1892 d’une rétention brusque d'urine à la suite d’excès de table. Il est d’abord sondé assez facilement, mais depuis dix jours la vessie n’a pu être vidée que par des ponctions sus- pubiennes,

M. Poncet voit le malade le 26 mai 1892 et pratique une tentative infructueuse de cathétérisme qui amène une hémorragie.

Cystostomie séance tenante.

Le tissu prévésical offre tous les signes d’une inflammation septique.

L’urine qui s’écoule à l’ouverture de la vessie est acajou, d’odeur ammoniacale,

29 mai. — L’urine s'écoule par la plaie, mais l’état général est médiocre.

80 mai. — Il existe un phlegmon dont le point de départ est le tissu prévésical infiltré. Incision suivie d’une amélioration progressive.

4 juillet. — Rétablissement définitif des mictions normales.

Bon état général.

Juillet 1894, — Excellent état général. Depuis l'opération n’a plus eu de rétention complète.

SNS ce

OBSERVATION XXXIII (th. Lagoutte), — Cystostomie sus-pubienne pour rétention prostatique avec empoisonnement urinaire chronique.

M... C..., soixante-dix-huit ans, est envoyé à M. Poncet le 8 décembre 1892.

Le D" Sainclair avait vu le malade avec une rétention absolue, des troubles généraux graves, fièvre, délire, muguet.

Pendant plusieurs jours il avait pu passer des sondes, quand brusquement, le 6 décembre, le cathétérisme devint impossible.

Lorsque M. Poncet vit le malade, il avait une rétention complète et était en état d’empoisonnement urinaire aigu.

La cystostomie fut pratiquée immédiatement et il s’écoula un demi-litre d’urine sanguinolente et d’odeur ammoniacale.

9 décembre, — Le malade a souffert un peu dans la nuit à cause d’une évacuation imparfaite par le nouveau méat.

13 décembre. — Alimentation possible. Ecoulement facile des urines.

23 décembre. — M... C... quitte la maison de santé avec un urêtre incontinent,

Mort le 4 janvier 1893 d’affaiblissement progressif.

OBSERVATION XXXIV (th. Lagoutte ). — Custostomie pour rétention el infection urinaire aiguë.

F..., soixante et onze ans. À eu déjà plusieurs accès de rétention, un il y à dix ans, un autre il y a deux ans ayant cédé au cathétérisme,

Nouvelle rétention datant de trois semaines, Le malade est d’abord sondé par un médecin, puis le cathétérisme devenant impossible, on pratique plusieurs ponctions. Enfin le malade est envoyé à l'Hôtel-Dieu, le 12 avril 1893. Une grosse sonde intro duite sans difüculté donne issue à des urines purulentes.

13 avril. — La rétention persiste. L'état général est mauvais ; la température s'élève à 40°4. Cystostomie. Les jours suivants,

= Dore

Ja température baisse peu à peu et tombe à la normale vers Le 25. Mai. — La plaie abdominale tend à s’oblitérer ; les urines sortent par la verge. Etat général excellent.

Septembre 1894, — Miction normale par l’urètre. Persistance

d’une petite fistule.

OBsERvATION XXXV (th. Lagoutte). — Rétention et infection urineuse aiguës, — Cystostomie., — Guérison.

M.. Ch..., soixante quinze ans. Accidents urinaires remontant à quinze ans.

Présente le 6 avril 1893 des symptômes de rétention et d'infection urinaire. Sondage et lavage de la vessie par M. le D" Rondet, de Neuville, qui amènent une amélioration.

Nouveau sondage vingt-quatre heures après. Frisson intense.

Température, 40 degrés. Les jours suivants, jusqu’au lundi 10 avril, la tempéralure oscille entre 39 et 40 degrés. Etat général extrêmement grave.

Cystostomie le 10 avril. Le malade est dans un état grave avec angoisse, agitation, subdélirium presque continu.

17 avril, — Grande amélioration. Température normale.

Trois semaines après l'opération, le malade commence déjà à retenir ses urines.

Juillet 1894. — Etat général excellent. Méat hypogastrique absolument continent ; le malade éprouve toutes les cinq heures le besoin d'uriner.

OBSERVATION XXX VI (th. Lagoutte). — Cystostomie pour empoisonnement urinaire d'origine prostatique. — Mort. — Pyélonéphrite.

G. G., soixante-dix ans, a des troubles urinaires depuis un an. Depuis un mois est forcé de se sonder souvent lui-même, Depuis hu t jours l'état général qui, depuis plusieurs mois s'était progressivement altéré, s'aggrave brusquement, Hoquet, frisson après

chaque cathétérisme. Langue sèche, vomissements, Température 40°2.

ho 24 juin 1893. — En raison de cet Clat grave, et bien qu’on pût passer assez facilement une sonde, M. Poncet pratiqua la cystostomie.

26 juin — L’écoulement d:s urines cst assuré par une sonde.

29 juin. — L'état général s'améliore. Température 38 degrés.

2 juillet. — Le malade sort, les phénomènes généraux ont disparu.

10 juillet. — On le ramène mourant.

L'autopsie révèle des lésions de pyélonéphrite

OBservarTtoN X XX VII r'sumée. (Rollet, Archives provinciales de chirurgie, novembre 1893). — Æmpoisonnementurinaire.— Cystostomie. -- Guérison. — Continence partielle de l'urêtre contre nature.

. B. D..., quatre-vingts ans, entré le 30 août 1892, à l'hôpital de la Croix- Rousse, service de M. Gangolphe, suppléé par M. Rollet,

Troubles de la miction depuis six ans.

I] rentre pour rétention complète, Cathétérisme évacuateur,

31 août. Le malade est sondé à nouveau. On prescrit des bains, cataplasmes, lavements opiacés. Les jours suivants, phénomènes de cystite. Urines troubles un peu laiteuses,

22 septembre. — Température 38°8. Phénomènes de cystitetrès marqués, malgré la sonde à demeure et les lavages autiseptiques, 28 septembre, — Toujours des phénomènes généraux graves,

40 degrés, urines troubles et purulentes.

24 septembre. — Même état. M. Rollet pratique la cystostomie.

26 septembre. — Amélioration notable. Température 38°1. Irrigations vésicales.

1e novembre. — Le malade mange et se promène, Il éprouve toutes les heures le besoin d’uriner.

À partir du Ænovembre, la fistule se ferme rapidement; mais alors apparaissent de grandes difficultés dans la miction. Le cathétérisme urétral à l’aide de soades à béquilles n’aboutissant pas, M. Gaugolphe fait une nouvelle incision hypogastrique.

À la fin du mois de novembre, le sujet peut uriner volontairement par l’hypogastre,

OgservaTION XXX VIII résumée (Rollet, loco citato)

G. J..., cinquante-huit ans, entré le 44 octobre 1892, à l'hôpital de la Croix-Rousse, service de M. Gangolphe, suppléé par M. Rollet.

Depuis cinq ans mictions plus fréquentes, surtout la nuit.

9 octobre. — Rétention aiguë à la suite d’une promenade. Ayant essayé d’uriner, il n’a pu émettre que quelques gouttes d'urine, et il resta dans cet état jusqu’à son entrée à l'hôpital.

12 octobre. — L'état de rétention continue; on donne au malade des bains de siège et des lavements. Les jours suivants, le malade se plaint de douleurs, les urines sont troubles, 38 degrés, Cathétérisme douloureux, Insomnie.

24 octobre. — Insomnie toujours complète, douleurs vives, mic tions incessantes. Température 40 degrés, malgré des sondages antiseptiques.

25 octobre. — Cystostomie. Sonde de de Pezzer dans l’urètre. Drain dans la plaie hypogastrique. Le soir, 395. Suites simples ; le 3 octobre, la température est retombée à la normale, 37°2,

Le méat sus-pubien se rétrécit petit à petitet finit par s’oblitérer complètement.

OBsERVATION XXXIX (th.Lagoutte), — Cystostomie pour rétention et infection urinaire. — Guérison. — Urètre contre nature continent.

R. F.….., soixante-sept ans. Début des troubles urinaires au mois de mars 1893.

Au mois de juillet, rétention complète. Le médecin appelé pratique trois fois le cathétérisme et envoie le malade à l'hôpital de la Croix-Rousse,

A son entrée, 15 août, état général très mauvais, appétit dis-paru, langue sèche, vessie très distendue, Température 8805. Le cathétérisme immédiat évacue 1 litre 1/2 d’urines troubles.

21 août. — Rétention toujours complète, symptômes généraux

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