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prostate énorme d’une dureté néoplasique. Cancer de la prostate. Pas de communication entre la vessie et le rectum.
En outre, depuis quelques jours, signes de dépuration rénale insuffisante,
L’insuffisance des moyens jusqu'alors employés, l’aggravation de l’état général et surtout des douleurs atroces que rien ne pouvait calmer et que provoquait l'existence dans la vessie d’une faible quantité d'urine, constituaient uneindication de premier ordre, d’une intervention chirurgicale qui, bien entendu ne pouvait être que palliative et qui devait avoir pour but en mettant la vessie au repos, d'assurer sans douleur l'évacuation de l'urine.
Cystostomie sns-pubienne pratiquée par M. Second, assisté de M. Poncet, le 15 novembre.
Néoplasme squirrheux de la prostate et du bas-fond de la vessie.
Suites de l'opération des plus simples. Soulagement immédiat. Mais urines toujours fétides,
La nuit qui suivit fut excellente; mais dans la nuit du 16 au 17, troubles urémiques qui allèrent en augmentant et le malade mourut le 18 novembre.
OBsERvATION LXXI (D' Audry, Gaz. hebd., 1893). — Adénome inopérable de la vessie, — Cystostomie sus-pubienne.
X.., cinquante-six ans, éprouva il y a trois ans, des douleurs de reins et des besoins fréquents d’uriner. En même temps il eut une hématurie. Depuis hématuries intermittentes, Les phénomènes devinrent progessivement plus intenses, les mictions sanglantes plus fréquentes et plus abondantes. Le malade pâlit et s’affaiblit,
La sonde de Guyon introduite facilement dans la vessie donne une sensation fugitive de gravier. Le malade expulse une certaine quantité d’urines sanglantes en totalité et l'œil de la sonde ramène quelque débris de tissu conjonctif,
Les douleurs sont violentes pendant la miction et l'exploration. Outre le sang, l'urine contient du pus en abondance.
On considère que l'indication est formelle d'ouvrir la vessie et on pratique aussitôt la cystostomic.
On a à faire à un adénome inopérable.
Les suites opératoires furent très simples, mais jamais l'urine ne voulut sortir par l’urètre.
Six semaines plus tard, le malade ne perd plus une goutte d'urine. Tout sort par la sonde de Pezzer introduite dans le méat sus-pubien.
Amélioration considérable. Plus de douleurs, plus d’hématuries ; le malade est à peine reconnaissable.
OBsERVATION LXXII. — Tumeur de la vessie. — Hématuries abondantes. — Douleurs intolérables. — Cystostomie. — Mort. !
P.J.... soixante-neuf ans. Instituteur. Entré à l'Hôtel-Dieu le 20 septembre 1895.
Début des troubles urinaires il y a trois ou quatre ans, par de fréquentes envies d’uriner, envies impérieuses se faisant sentir surtout la nuit, Les urines étaient troubles.
Il y a dix mois, le malade eut pour la première fois des hématuries. Elles durèrent pendant quatre mois environ. Elles étaient intermittentes. Légères au début, et se traduisant par une petite quantité de sang, émis à la fin de la miction, elles devinrent ensuite très abondantes, et les urines présentèrent une teinte rouge uniforme.
Depuis deux mois, nouvelles hématuries plus fréquentes et plus abondantes que les premières. Le malade ressentait pendant la miction et surtout à la fin des douleurs atroces se traduisant par une sensation de brûlure dans la verge avec irradiations dans les cuisses et le périnée,
Les mictions sont nombreuses et ne donnent lieu après beaucoup d'efforts qu’à l’évacuation d’une faible quantité d'urine.
À son entrée à l'hôpital, l'aspect général du malade est très mauvais. Il est très affaibli, présente un teint cachectique et paraît souffrir horriblement. Une sonde à béquille pénètre très facilement dans la vessie et donne issue à une faible quantité d’urines teintées
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de sang. Le toucher rectal fait sentir une prostate un peu grosse, mais lisse et sans bosselures.
En raison des douleurs atroces qui accompagnent chaque miction en présence des hématuries abondantes et continuelles, la cys tostomie apparaît comme le seul moyen capab'e d'apporter une amélioration passagère ou au moins de calmer ses douleurs. M. Curtillet la pratique le 24 septembre.
L’incision de la vessie donne issue à une urine hématique mêlée de débris de tumeur, débris grisâtres d'aspect fongueux.La tumeur est implantée sur la paroi postérieure de la vessie et en partie sur les parties latérales. On enlève la plus grande partie de la tumeur avec la curette tranchante.
Suture de la vessie à la peau. On met une mèche de gaze iodoformée.
Le soir de l’opération, soulagement notable.
Le malade est cependant abattu. Ses urines sont en petite quantité et teintées de sang. On enlève la mêche de gaze 1odoformée qui était dans la vessie.
25 septembre. — Les douleurs reparaissent, les urines sont hématiques. Le malade est apathique, les extrémités sont froides. Température 36 degrés.
Mort dans le coma.
OgsErvAaTION LXXIII (th. Poullain, résumée). — Rétention aiguë d'urine putride. — Rétrécissement infranchissable de l'urêtre. — Cystostomie sus-pubienne deux Jours aprés urétrectomie avec wrétroplastie immédiate. — Guérison.
P. E..., trente-sept ans, entré à l'Hôtel-Dieu le 9 août 1894. Première blennorragie à l'âge de quatorze ans. Depuis cette époque le canal n’a jamais cessé de couler plus ou moins. Depuis l'âge de vingt-quatre ans signes de rétrécissement de l’urètre.
A déjà cté sondé pour rétention passagère.
Entré d'urgence en état de rétention aiguë, Il a été visité en ville par un médecin qui n’a pu le sonder, écoulement sanguin
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DE (pee après ces tentatives. L’interne essaye en vain de passer avec la sonde n° 7 et les bougies n° 4 et 5. La verge est tuméfiée, depuis la veille au dire du malade, écoulement séro-sanguinolent, Le malade émet par regorgement quelques gouttes d’urines putrides ammoniacales. Douleurs intenses. Etat général médiocre. Tempé-
rature peu élevée,
Opération d'urgence à 9 heures du soir. M. Rollet sonde le
malade et constate une fausse route ; urétrorragie. Cystostomie. Adhérence du péritoine à la symphyse,. L'incision de la vessie donne issue à plus d’1 litre d'urine fétide trouble.
Traitement consécutif. Lavages. Salol,
11 août, — Opération pour la reconstitution du canal, difficile. Le canal n’est pas reconnaissable, les tissus sont en bouillie. Uretrectomie avec urétroplastie. |
17 septembre, — Fistule sus-pubienne fermée depuis une dizaine de jours, fistule périnéale fermée depuis deux jours. Etat général excellent.
10 octobre. — Etat général toujours bon. La fonction urinaire s’accomplit normalement et sans douleur aucune.
OBsERVATION LXVIV (in th. Poullain ; résumée). — Jnfiltration d'urine à forme gangreneuse et gazeuse. — Larges débridements multiples. — Cystostomie sus-pubienne. — Opération in extremis.
G. J., cinquante-huit ans, entre à l’Hôtel-Dieu le 25 octobre 1894 dans le coma ; la face est pâle, les extrémités refroidies, le tégument insensible.
Bourses énormes, rouges, une plaque gangreneuse verdâtre existait à leur face antérieure.
Périnée rouge, tuméfié.
Dans les flancs, remontant de très haut de chaque côté de l’ombilic, Crépitation gazeuse très nette par la palpation.
Injections sous-cutanées d’éther et de caféine, puis, sans anesthésie M. Rollet fend rapidement le scrotum en deux jusqu'aux
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testicules : des tissus verdâtres incisés s’écoule une sérosité fétide, Le périnée est fendu au bistouri jusqu’à l’urètre ; on touche ces tissus lardacés au thermocautère, Débridements au-dessus de l’arcade crurale ; on en fait trois de chaque côté remontant très haut, puis on touche au thermocautère. M. Rollet pratique alors rapidement la cystostomie sus-pubienne, Il s'écoule de la vessie des urines roussâtres d’odeur repoussante, Pansement rapide.
Le malade meurt à 4 heures du soir le même jour.
OBsERvATION LXX V (D' Adenot, Mal. org. génito-ur., 1895) — Rélrécissement de l'urétrecompliquée d'infection urinaire, — Cystosiomie. — Tumeur vésicale propagée à l'urètre.
T. À., soixante-six ans, entre le 25 décembre 1894 à l’Hôtel- Dieu. Depuis trois ou quatre mois il éprouve des difficultés pour uriner. Le jet d'urine diminuait aussi de force en même temps que les mictions devenaient de plus en plus fréquentes indiquant une infection vésicale croissante, Bas d'hématurie antérieure,
Depuis quelque temps les urines sont purulentes. Il y a huit jours rétention complète et cathétérisme par un médecin qui eut les plus grandes difficultés à passer.
Etat général mauvais. Au toucher pas d’hypertrophie marquée de la prostate, Cathétérisme très difficile. Il existe dans la région
. membraneuse un rétrécissement qui paraît très serré mais pas
absolument infranchissable,
On passe à grand'peine une sonde filiforme en gomme. Il s’écoule quelques gouttes d’urine très trouble. On retire cette sonde, mais il est impossible de la repasser, On pense à pratiquer une cystostomie, mais le malade se refuse à une intervention de ce genre.
Ponction aspiratrice ; les urines retirées sont très troubles,
Le lendemain, impossibilité du cathétérisme ; l’état général était excessivement grave et il semblait que la mort ne pût pas tarder à venir. M. le Dr Adenot pratique séance tenante la cystostomie,
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L'exploration digitale de la vessien’attira son attention sur aucune particularité.
29 décembre, — Etat général satisfaisant. Soulagement considérable, Les urines ont meilleur aspect.
8 janvier. — Etat général assez bon. Bien que les urines soient troubles, l'amélioration est progressive, Urétrotomie interne.
25 janvier. — Le malade se lève, se promène. Les urines sont claires, mais il ne pisse pas par le canal de l’urètre bien que la sonde de Nélaton de fort calibre passe très facilement.
5 mars, — Il persiste contrairement à l'intention de M. Adenot une fistule hypogastrique active fonctionnant comme un urètre sus pubien, Les urines sont retenues pendant près de trois heures. Pas de miction urétrale. Les cathétérismes par le canal provoquent l'expulsion de quelques gouttes de sang.
t 20 mars. — Douleurs vives dans la région urétrale profonde, Demi érection permanente.
Au toucher, noyau allongé le long de l’urètre, Sur le gland noyau violacé du volume d’un pois, M. Pollosson diagnostique une tumeur maligne développée dans le canal.
2 avril. — Tout cathétérisme par le canal est impossible depuis longtemps, car il détermine des hémorragies et des douleurs considérables, |
Le malade se cachectise de plus en plus et meurt le 16 avril.
Autopsie. — Tumeur maligne développée dans tout le bas-fond de la vessie et ayant poussé un prolongement dans le canal de l’urètre jusqu’au gland.
OBSERVATION LXXVI (due à l'obligeance de M. le professeur
Poncet). — Cyslotosiomie sus-pubienne d'urgence pour infection urinaire suraiguè compliquée de calculs vésicaux.
Le 8 novembre 1695, M. Poncet fut appelé dans une petite ville de l'Isère, auprès de M. B..., âgé de soixante-dix ans, qui, atteint depuis plusieurs années déjà de troubles urinaires d'origine pro-