‹ De la décadence de l'AngleterreChapitre 23 sur 75 · UE LA DÉCADENCE · texte numérisé non relu

UE LA DÉCADENCE

que la propriété cesse d'être féodale , qu'elle se divise, et que, par un progrès nouveau, elle passe de la division à l'association.

La Grande-Bretagne est- elle en état de subir ces progressions successives?

Quand je pense, au prix de quels efforts, la France a acheté la destruction du monopole féodal, de quels sacrifices elle a payé la conquête des principes qui la conduisent à l'association , j'ai le droit de dire que la France est plus riche que l'Angleterre de la rançon incalculable de deux révolutions.

Et cependant, si elles sont fatales pour l'Angleterre, ces deux révolutions, épuisée comme elle est, aura-t-elle la force de les traverser?

Si, en agriculture, les détracteurs systématiques de la France donnent la prééminence à la Grande- Bretagne, c'est en industrie surtout, qu'ils la posent comme éclipsant toute gloire, comme étant sans rivales.

Ji'ai déjà répondu que, toutes proportions gardées, les progrès de la F'rance sont plus rapides que ceux de l'Angleterre, mais comme cette opinion s'attaque à un des préjugés les plus répandus, même chez nous, on me permettra de la justifier par quelques chiffres.

M. Spackman, dans un travail des plus consciencieux et des plus estimés en Angleterre, donne le résultat suivant :

DE L'ANGLETERRE. IVS

Page 1