ARMÉE DES INDES ANGLAISES EN 1840 W
Troupes européennes de la reine, effectif environ 30,000 bommes.
Troupes européennes de la Compagnie 6.000
Artillerie de la Compagnie composée en grande partie
d'Européens 6.000
Total.... 42,000
Troupes indiennes à la solde de la Compagnie, commandées par des officiers anglais ou des officiers indiens, mais qui ne peuvent avancer au-delà du grade de ca. pitaiue 280,000
Forces auxiliaires des rajas de Nizam et de Travancore, commandées également par des officiers anglais, mais aux frais de ces deux princes 20,000
Total 342,000 hommes.
Le budget de la gueri'e dans l'Inde anglaise en 1842, a dépassé 340 millions de francs. Les dépenses particulières à la guerre de la Chine ne sont point comprises dans ce chiffre ; elles ont été payées en entier par l'Angleterre.
DÉTAILS SITR l'iNDE ANGLAISE EN 1845, TIRES DE l'oUVRAGE DE M. EDOUARD DE WAREN , ANCIEN OFFICIER DE LARMÉE BRI- TANNIQUE DANS l'iNDE, en 1841.
Par acte qui a reçu l'assentiment du parlement, en date du 28 août 1855, la Compagnie des Indes a renoncé au monopole du
(l) Army-List de Madras, en 18-10.
commerce avec la Chine", s'est interdit indélinimcnt tout négoce et a été solennellement investie du gouvernement immédiat de l'empire Hindou-Britannique jusqu'au 50 avril 185i. Elle a renoncé à ses privilèges commerciaux qui l'avaient appauvrie loin de l'enrichir. Toutes les propriétés mobilières et immol)ilèr(* et même les forteresses, le tout évalué, le 22 avril 1834, à 21,000,000 de livres sterling, ont été transférées à la couronne à la charge par celle-ci de prendre à son compte la dette et toutes les obligations de la Compagnie.
La Compagnie des Indes avait été autorisée autrefois par le parlement à prélever sur les revenus de sa conquête un dividende annuel de 10 [)0ur 100 équivalant à la rente du capital qui avait été originairement de 6,000,000 de livres sterling. L'étit financier de l'Angleterre ne permettant pas de rembourser la Compagnie, et d'autre part le gouvernement ne voulant pas commettre une énorme injustice en ruinant une corporation qui, malgré ^es fautes, avait placé sur le front de l'Angleterre sa plus belle couronne, il a été décidé que l'Inde asservie serait seule chargée de tout le fardeau.
L'exploitation des immenses ressources de l'Inde a été concédée à la Compagnie pour vingt ans au moins, et le dividende des actionnaires devra être payé sur les revenus de la colonie par privilège avant tout autre dépense et garanti sur un fond de deux millions de livres sterling mis à part sur le montant de la réalisation des valeurs commerciales livrées à l'état par la Compagnie.
Les terres, dans beaucoup d'endroits, écrivait Jacquemont en 1850, sont affermées plus haut que leur produit brut. Cet état de choses peut durer quelques années jusqu'à l'épuisement de tous les capitaux précédemment amassés par les natifs, après quoi le gouvernement perdra ses droits par nécessité et devra se résigner à une dimintition considérable de ses revenus.
Les comptes officiels pour le revenu territorial de la totalité de l'Inde anglaise ont donné une moyenne, pendant les années 1831 à 1834, de 12.628,841 livres sterling et de 1859 à 1842, une moyenne de 13,451,222 livres sterling.
Quant aux tributs irréguliers levés sur le moindre prétexte comme em[)runls extraordinaires, contributions de guerre, souscriptions pour des routes, canaux et étahlissemenls publics, le chiffre en est énorme, mais le comité et le bureau du contrôle en pnt seuls le secret.
La Compagnie tire aussi un grand avantage du monopole de l'opium : elle avait exporté en Chine, de 1839 à 1840, pour 4 millions de livri^s sterling ou 50 millions de francs.