‹ De la décadence de l'AngleterreChapitre 65 sur 75 · SUBSIDES ET CONTINGENTS PAYÉS PAR · texte numérisé non relu

SUBSIDES ET CONTINGENTS PAYÉS PAR

Nizam ."^OO.OOO liv. st.

Scindiah 10-2.419

Ao\ide 30,000

Berar PO.OOO

Barofla 15,000

Jpypour 75,000

Divers petits états. . . 111,500

REVENU GÉNÉRAL DANS l'iNDE ET DÉPENSES CIVILES ET MILITAIRES PAYÉES EN ANGLETERRE.

D'après les derniers documents officiels publiés par ordre du parlement, la totalité du revenu de l'Inde sur les années 1832, 1835 et 1834. donne une moyenne de 20,837,774 livres sterling, et pour les trois années, 1840, 1841 et 1842, une moyeme de 21,239,417 livres sterling.

Les dépenses civiles .s'élèvent, en général, à la somme de 1,643,980 livres sterling. Les dépenses de l'administiation militaire à environ 2,000,000 livres sterling. Ce qui donne un total de dépenses défrayées annuellement en Angleterre sur les impôts de l'Inde, de 3,643,390 livres sterling.

Avant les guerres de Chine et d' A Afghanistan, pour Tannée finissant le 1" mai 1857, les dépenses de l'Inde s'élevaient à 16,107,796 livres sterling. Au l*"" mai 1842, pendant les grandes guerres, les dépenses se sont élevées à 23,739,417 livres sterling-. Enfin, au l""" mai 1843, les guerres terminées, voici qu'elle était la position financière de la Compagnie.

Elle avait une réserve de 8,532,067 livres sterling pour venir en aide de son revenu, et d'autre part une dette de 33,703,776

livres sterling, sur laquelle elle payait un taux moyeu d'intérêt de A. 75.

DE LA POSITION DE L INDE SOUS LE RAPPORT M/VTERIEL ET DE SON AVENIR PROBABLE.

Selon l'opinion de M. de Waren et celle exprimée dans un éloquent article de la Bévue des Deux-Mondes en 1842, M. de Jancigny aurait avancé une assertion bien hasardée en assurant que les peuples de l'Indoustan, depuis plus d'un siècle qu'ils sont sous la domination de la Compagnie, ont joui de plus d'indépendance relative, de repos, d'aisance et de bonheur qu'ils n'avaient eu en partage pendant dix siècles.

Quelle est la position présente de l'artisan et du laboureur? Leur demeure est une hutte de boue; leur mobilier, un lit de cordes tressées avec des herbes, une natte de roseaux et quelques écuelles de bois, et des lambeaux pour vêtements. La nourriture consiste le plus souvent en un peu de farine délacée dans l'eau froide dont la fadeur n'est pas toujours corrigée avec du sel, car la Compagnie en fait le monopole et il se vend trop cher pour que l'Indien puisse s'en procurer toutes les fois qu'il le désire.

Autrefois, lorsque le laboureur ou l'artisan étaient frappés par le malheur, ils trouvaient une ressource dans les immenses travaux publics exécutés par les rajas ou les conquérants Affghans et Mogols; malheureusement aujourd'hui cette ressource est perdue, car il se fait plus de travaux publics en six mois dans le moindre département de la France que dans toute la surface de l'Inde anglaise en un an.

L'Angleterre a trouvé moyen d'épuiser tous les trésors de l'Inde sans en employer la moindre fraction au profit et au bonheur des peuples qu'elle a conquis.

Le Indinn-Neivs, dans un article du 9 mai 1843, dit que sous ce ciel qui, pendant sept à huit mois de l'année ne se voile jamais d'un nuage et oii la terre est six mois sans rosée, la seule ressource de l'agriculture est dans les lacs artificiels où on puisait autrefois pour les besoins de l'irrigation.

Une note oflicii^lle porte que, dans la seule présidence de Madras en 1827, le non)bre des étangs crevés ne se montait pas ;\ moins de onze cents, et que, par suite, des districts entiers étaient dépeuplés et retournaient à l'état de nature.

Dans les villes où florissaient autrefois tra(lmiral)les fabriques, on n'y rencontre plus que quelques malheureux tisserands; Tintroduction forcée des marchandises anglaises dans la colonie, et l'exclusion des produits indiens bruts ou manufacturés des ports de la métropole ont tari toutes les sources de prospérité.

Montgomery- Martin a calculé que le capital retiré de la circulation dans l'Inde depuis cinquante ans, se monte annuellement à environ 100 millions de livres sterling ou 2,500,000,000 fr. Cette sainme, qui sort des Indes pour n'y plus rentrer, épuise toutes ses forces vitales. Aussi ce grand économiste, comparant la situation (le rinde anglaise à un individu qui serait privé de nourriture et et auquel on retirerait journellenient du sang par des saignées, demande ce qu'on peut attendre d'une pareille situation. Atrophy, convulsions, death. IVatrophie, les convulsions, la mort.

Mais rinde n'a-t-elle pas au moins quelque espoir d'amélioration dans l'avenir? Non. Sa position doit nécessairement et fatalement empirer. Toutes les carrières, tous les emplois honorables étant fermés aux indigènes, il s'ensuit que les fortunes aisées et les classes moyennes disparaissent successivement sans se remplacer, et que, dans un temps donné, il n'existera plus qu'une égalité de misère qui nivelleral50 millions d'individus. Enlin, c'est un immense peuple de serfs, jouissant d'une liberté nominale annulée par le besoin, et n'ayant d'autre alternative que de travailler pour le prolit exclusif de ses maîtres.

Les Européens qui visitent l'Inde jugent de l'Indoustan d'après les villes maritimes de Madras, Bombay et Calcutta qui, ont à elles seules le monopole du commerce de toute la presqu'ile avec la métropole, la Chine et l'Océanie ; de là viennent les erreurs qu'ils propagent sur le bonheur des Indiens et sur les richesses de l'Inde anglaise.

TABLEAU dressé sur les rapports fournis pendant di.v-sept ans par rAsylum des pauvres sans domicile, donnant le

. chiffre proportionnel des membres des divers métiers et professions admis dans les Refuges

Ouvriers de fabrique. .. . 1 sur 3

Marchands des rues . » 4

Journaliers agricoles. .. » 12

Marins T » 12

Femmes de journéi et la-

van'iiereb » 13

Journaliers eo général.. » 17

Matelassiers » 35

FofgcroiiS et fondeurs de

fer > 36

Tisserands » 38

Briquetiers » 39

Coraiers... ■ 41

Cliaudronniers » 55

Hapetiers et doiiiiuotiers. p 58

Peaussiers « 58

Vann.eis , 62

Maçons, plâtriers et ar-

(Joisiers „ g2

Jardiniers , 67

Ouvriers eu limes „ 70

Scieurs de long „ 73

Tourneurs et boisseliers. » 74

GriUageiirs , 75

Couteliers „ 77

Selliers ei harnacheuis. . « 80

Tailleurs de p erres „ 88

Teinturiers , 94

Hamoueurs , 97

Commissionnaires » 99

Portefaix » 99

Peintres eu bâtiment ,

plombiers et vitriers. . » 119

Ebénistes et tapisiiers. . > 128

Corjomiiers » 130

imprimeurs et compositeurs » 142

Brossiers » 145

Cliarfien'iers, menuisiers

et cnarrons » 150

Fioulangers » 167

Fondeurs de bronze » 177

railleurs . 177

Fabricants de peifînes. . » 178

Tonneliers » 178

Inspecteurs de travaux.. » 198

indiv

Pelletiers

sut2('3 indiv

Tailleurs de vene

Fabricants ne

lits

Moyenne pour Lundi es

Bouchers. . . .

Relieurs

Mécaniciens

Mineurs

Fabricants de

dentelle..

Marchands de

volaille. .

fourreurs. . . .

Fabricants de

chapeaux

de paille. . .

Fabricants de

boutons et

de passemcr

terie . . . .

Palefreniers ei

grooms...

Bouviers

Coiifeurs

Fabricants de

pipes. . .

Commis et garçons de

boutique . . .

Chapeliers. . .

Fabricants ne

chandel-

les

Domestiques. .

Bouchonniers

Joailliers et ho

rlotîer . . .

Fabricants ue parapluies.

Voiliers

Sculpieurs et

doreurs.. .

Arquebusiers..

Malletiers... .

Fabricants de

chaises. .

Marchands de

poissons.

Tanneurs

Musiciens. . . .

Mé^'issiers et corrovcirs.

flarrossiers. . .

Graveurs

Charpentiers d

e navires.

Drapiers

Modistes et couturières.

AGE DES INDIVIDIS QUI, DANS LE COURS DE l'aNNÉE 1849, ONT DEMANDÉ ABRI A l' ASILE CENTRAL.

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Celle lahle nionlie que le plus j^ranil nombre de vagabonds se trouve panai les individus âgés de quinze à vingt-cinq ans.

RAPPORT, pour 1848-49, sur les maladies des individus admis à l'Asyle central.

Catarrhe et inflnenza 149

Fièvre incipiente 52

Bhumatismes 50

Diarrhée 60

Choléra ."...." 2

Bronchite 13

Abcès 15

Ulcères • . . 11

Affections de la tête ' . . 12

Fièvre 13

Infldnimation des poumons 2

Escessivedébililé causée par le besoin. . 17

Asthme 10

Epilepsie 4

Atrophie ,

Hydropisie

Blessures

Maladies des articulations ...

Erysipèle .

Hernie

Crampes et douleurs d'entrailles

Cr ichcment de siing

Lumbago.

Ophtalmie rhumatismale ....

Ecrouelles

Foulure •....

Fracture

Grossesse

En présence de ce tableau il n'est pas nécessaire de posséder de grandes connaissances pathologiques pour se rendre compte des causes des souffrances qui affligent les misérables hôtes des maisons de refuge. Les catarrhes et l'influenza, les rhumatismes, les bronchites, la fièvre, l'asthme, le lumbago révèlent les nombreuses nuits passées au froid et à la pluie. — Les abcès, les ulcères, la diarrhée et l'excessive débilité produite par la faim montrent assez clairement le long martyre des parias de l'Angleterre.

TABLEAU des principales classes de la Grande-Bretagne.

Domestiques 1,143,009

Journaliers agricoles 1,12', 115

Journaliers en général 386,157

Fernniers et nourrisseurs. . . . 300,125 Ouvriers des manufactures de coton, (toutes les branches) 280,889

Bottiers et cordonniers..... 214,780

Mineurs 193,876

l'auvres des hospices, pensionnaires et mendiants.. 164,905 Charpentiers et menuisiers.. 162,977

Tailleurs et ciilottiers 126,137

Tisserands (branche non spécifiée) 110,037

Modistes et couturières 1C6,801

Ouvriers des manufactures de

drap et de laine 97,353

Forgerons 97,340

Maç'ins, paveurs et sculpteurs. 82,653 Ouvriers des maunfactures de

lin et de toile 61,754

Ouvriers en soie 58,245

Clercs 56,830

Maîtres et maîtresses d'école,

gouverneurs et gourernan-

tes 54,788

Jardiniers £2,027

Blanchisseurs, lavandiers et

calandreurs 51,289

TABLEAU montrant le nombre d'individus (mâles au-dessus de vingt ans ) appartenant aux principaux métiers de la métropole et de la Grande-Bretagne en 1831 et en 1841. - Leur accroissement et leur diminution pendant ces dix années.

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