‹ De la découverte d'un prétendu cimetière mérovingien à la Chapelle-Saint-ÉloiChapitre 20 sur 42 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Que reste t-il donc de cette prodigieuse découverte annoncée au monde avec tant de bruit? Deux fours à chaux de l’espèce la plus vulgaire; dans leur enceinte et aux alentours, un amas de moellons et de fragments de colonne propres à faire de la chaux ; des tuiles romaines et quelques objets antiques; sur ces fragments de colonne et sur ces tuiles, des inscriptions dont les unes sont fausses et dont les autres peuvent venir d’un établissement voisin, le prieuré de Saint- Eloi. Maisil reste invinciblement démontré qu’au moyen de ces inscriptions, M. Charles Lenormant a bâti un roman indigne de sa réputation et de sa science. Il a voulu, dès le principe, provoquer l'enthousiasme et attirer la publicité; mais il prenait en même temps, par lui-même et par son jeune fils, tous les moyens en son pouvoir pour égarer la critique et fausser le jugement de la science. C’est pour cela que nous nous sommes attachés constamment à rendre aux faits matériels toute leur vérité.

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