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(1) Ce lieu est appelé G18E1 dans la charte de donation de la comtesse Leutgarde, vers le milieu du X® siècle. Il est digne de remarque que déjà à cette époque reculée son nom avait perdu la terminaison primitive pour prendre celle qui l’a remplacée dans toute la zone de la langue d’Oil.
(2) Voici le texte de cette seconde inscription :
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(3) Nous avons dit que c’est dans ce splendide palais même que oes inscriptions ont été découvertes. B.
(4) Une lettre de M. Auguste Le Prévost à M, l'abbé Lebeurier, en date du 27 février 1856, établit de la manière la plus
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pense qu'il n’y à rien de mieux à faire que de lui donner provisoirement cette extension, ne fût-ce que comme protestation contre l’erreur grave qui, tirant son origine des ténèbres du moyen Âge, s'est perpétuée jusqu’à nos jours et continuera de subsister dans le langage officiel et populaire. Il n’y a point d'inconvénient à ce que ces imposantes ruines reçoivent le nom de Gisai; il y en a beaucoup à ce qu'elles conservent sous la plume des savants celui du Vieil-Evreux, qui y deviendrait une consécration dangereuse de l'erreur populaire.
« Après avoir ainsi recouvré un Gisai aux portes d'Evreux, tout le monde conmaprendra que c’est là que doit être reporté celui qui figure dans la légende de saint Taurin. En effet, il résulte des détails d’un récit(1) d’ailleurs assez confus, qu’on y était, si nous osons parler ainsi, pied dedans pied dehors avec Evreux. Or c’est ce qui ne peut s'appliquer ni à Gisaila-Coudre , ni à Jusiers, ni en général à aucune localité placée hors de la banalité du chef-lieu de la cité. On sait d’ailleurs que ce n’était pas l'usage de nos premiers apôtres de s’aventurer au delà d’un faible rayon au milieu des populations fanatiques, féroces , indisciplinées, qui ne permirent que beaucoup plus tard aux prédicateurs de l’Evangile de circuler parmi elles. Il est aujourd'hui universelle ment reconnu, quoi qu'en aient pu dire les légendaires du IXe siècle, que la foi chrétienne ne pénétra que timidement et graduellement dans ces repaires de l’idolâtrie. Partout ce fut dans la banlieue de la ville épiscopale que le nouveau culte commença à y rayonner, et c’est pour ce motif que dans la plupart des diocèses elle avait conservé le nom significatif de Chrélienté.
« La maison de plaisance, la villa du gouverneur de la cité
positive que la découverte de Saint-Eloï n’a point modifié son opinion sur l'emplacement de Gisacvs. (Voy. p. 18.)
« Je répéterai ce que je crois connu de toutes les personnes in- « téressées dans ce débat, c’est que j'ai placé depuis longtemps au « Vieil-Evreux le Gisacus de la légende de saint Taurin et de deux « inscriptions antiques, et que je persiste dans cette opinion. » B.
(1) Celui de la légende publiée par les bollandistes. B,
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ne pouvait pas plus que les excursions du saint pontife dépasser une distance de Mediolanum fort limitée. Il fallait que ce magistrat restât en communication continuelle avec son tribunal, avec ses bureaux, avec le courant journalier de la correspondance, des affaires et des nouvelles. Ce n’est pas jusqu'à Gisai-la-Coudre que ce courant pouvait aller le chercher et recevoir de lui une réaction éclairée et instantanée (1). Sous ce point de vue, il devient donc encore impossible de placer ailleurs que dans l'extrême voisinage d'Evreux le Gisai de la légende.
« Mais il est tout naturel que les générations intermeédiaires n’y aient pas regardé de si près, et que, ne connaissant qu'un Gisai dans l’Evrecin , elles y aient impitoyablement ramené saint Taurin et son farouche persécuteur, sans tenir aucun compte du tour de force qu’elles leur faisaient accomplir. Cette méprise était naturelle et presque inévitable, tant que les pierres n’avaient pas parlé. Aujourd’hui que, grâce à vous, leur témoignage a été recouvré et proclamé, la fixation définitive de Mediolanum Aulercorum à Evreux, et celle de Gisacus tout près des ruines , si mal à propos. désignées jusqu'ici par le nom de Vieil-Evreux, me paraissent deux faits définitivement acquis à la science, et je pense que c’est pour élle un devoir rigoureux de les enregistrer immédiatement dans ses actes,
« Agréez,je vous prie, Monsieur et cher confrère, la nouvelle assurance de mes sentiments les plus affectueux et les plus dévoués.