‹ De la découverte d'un prétendu cimetière mérovingien à la Chapelle-Saint-ÉloiChapitre 38 sur 42 · DES · texte numérisé non relu

DES

L’authenticité des inscriptions runiques est formellement niée, et le second rapport nous apprend que le savant danois, M. Adam Fabricius, a déclaré qu'elles étaient l’œuvre d’un ignorant faussaire. En fait, les commissaires établissent amplement que M. Lenormant est la victime d'une imposture (forgery) de l'espèce la plus grossière. Ils nomment même un des faussaires, désignent ses complices et déclarent que le cimetière mérovingien de Saint-Eloi restera un des plus curieux monuments des singulières aberrations que puisse causer la science lorsqu'elle prend pour guide une trop brillante imagination.

Ce rapport de la commission de la Société de l'Eure nous amène forcément à la triste conviction que M. Lenormant a été complétement la dupe (completely duped) d’impostures que son jugement aurait immédiatement découvertes sans l'influence de son imagination trop ardente.

Il était désirable pour M. Lenormant, il lui était commandé de donner lui-mème quelques explications, mais non pas l’apologie si pleine d’aigreur et de personnalités qui à été écrite par son bien jeune fils /youthful son) dans les pages d’une revue de Paris, le Correspondant.

M. François Lenormant, dans cette publication, invoque le témoignage de personnes qu'il nomme, et dont l’attestation serait d’une très-haute importance; mais il ne paraît pas qu’elles répondent à l'appel.

M. F. Lenormant, cependant, produit un fait très-imposant en faveur de l'existence d’un cimetière.

« Nous fûmes assez heureux, écrit-il, pour trouver dans la prairie une tombe qui n'avait pas été violée ; nous y découvrimes, avec les restes d’un squelette d'homme, l'inscription suivante :

GENTIA [NUS] ANNOR [UM].

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