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un petit bronze de Constantin et un fragment d’urne portant une inscription. »
A présent, ces renseignements et ces détails nous causent une vive satisfaction : une tombe entière au moins a été découverte! Or, nous savons que le savant auteur de la Nor-
mandie souterraine à rarement trouvé des tombes mérovingiennes à une profondeur moindre que 4 pieds. Souvent elles sont beaucoup plus profondément. Ainsi, laissant de côté les erreurs de jugement qui se sont rencontrées au sujet du baptistère, de l'église, elc., nous sommes maintenant convaincu que les Lenormant (the Lenormants) se sont pour le moins donnés beaucoup de mal, et qu'ils ont démontré l'existence d'un cimetière par de profondes excavations.
Mais nous sommes saisi de surprise en lisant dans un secondrapport, que les commissaires de la Société de l'Eure se sentirent appelés à donner, qu'il est de toute certitude que MM. Lenorimant n’ont jamais fait la moindre fouille en aucune circonstance ! Comment alors ces restes de Gentianus furent-ils découverts? demandons-nous dans notre extrême étonnement.
La suite du rapport nous raconte que, dans une promenade après midi, les membres de la famille Lenormant écartant l'herbe, les dames avec l’extrémité de leur ombrelle, les hommes avec leurs cannes, heurtèrent les restes epars de Gentianus qui gisaient, cachés dans les longues herbes, a la surface du sol. Vraiment, c’est de l'archéologie faite bien à l'aise! Or, s’écrient les commissaires irrités, nous le demandons à tout homme loyal, quand on emploie de tels procédés d'exposition, n’a-t-on pour mobiles que les intérêts sacrés de la vérité et de la science? La conclusion du rapport est l'expression de reproches encore plus sévères, lesquels sont bien richement mérités si les charges d’accusation du rapport sont réellement vraies. Certes, si les commissaires avaient pu par hasard commettre une méprise, comment espéreraient-ils jamais pouvoir expier leur crime ?
Les limites d’une brève notice nous empêchent de rien tenter au delà d’un exposé des chefs principaux et de la situation présente de ces faits ou fictions remarquables, comme on n’en trouve pas beaucoup en un siècle.
On admet que quelques-unes de ces reliques (relics) sont réelles, mais apportées d’ailleurs pour aider à la mystification. Comment pouvons-nous espérer les discerner? Comment ces restes, soit réels, soit fabriqués, ont-il été déposés dans le sol sans qu'on s’en apercût? Rien moins qu'une conspiration organisée aurait pu mettre au jour des fraudes d’une telle
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