‹ De la découverte d'un prétendu cimetière mérovingien à la Chapelle-Saint-ÉloiChapitre 40 sur 42 · NES · texte numérisé non relu

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magnificence : quels sont alors les conspirateurs ? Une nombreuse série de nouveaux documents ajoutés à ceux que contiennent les brochures que nous avons devant nous est indispensable pour éclaircir le mystère. Les commissaires ont évidemment entre les mains des preuves importantes. Pourquoi alors ne pas leur donner l’occasion de les développer dans leurs détails?

Nos usages anglais nous interdisent l’idée qu'une fraude reconnue, fraude d’une telle énormité et qui couvre la science archéologique d’un ridicule si nuisible à sa cause, puisse en rester là. Ces rapports ont été publiés, non par d’obscurs individus, mais par une Société savante d’un département de la France, proche voisine du théâtre des opérations (opérations) de M. Lenormant, et qui a quelque renom. Ils demandent à l'Institut la prise en considération la plus sérieuse.

La Société de l'Eure s’est efforcée d'accomplir son devoir en s’y appliquant de tout son pouvoir, et il est à espérer que l’Institut suivra son exemple.

Ces découvertes mérovingiennes de M. Lenormant, comme il le dit lui-même, ont été solennellement portées à la connaissance du monde savant par l’Institut de France.

La publication qui a suivi immédiatement la lecture est l'équivalent de l'emprimatur de l'Institut ; et maintenant que le rejet méprisant qui a frappé les inscriptions runiques et l’enchainement tout entier des découvertes mérovingiennes est un fait qui s’est répandu dans l’Europe, on ne sait que croire, on se tourne impatiemment vers l’Institut, et on en attend un examen complet et une décision impartiale. En vérité, cette mesure est due à M. Lenormant lui-même, s’il est capable de soutenir son système.

Si cependant il se sent la victime d’une cruelle raillerie, comme on penserait qu'il doit le sentir, nous accueillerions avec honneur l’aveu loyal d’une telle conviction, et nous serions heureux de l'entendre s’écrier, avec l’auteur célèbre d'un autre roman impérissable : « Je m'éveillai, et je vis que c'était un songe! »

Publié dans le GENTLEMAN’'S MAGAZINE du mois d'août 1856.)

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La traduction qui précède a été faile avec beaucoup de soin : on à voulu qu’elle reproduisit fidèlement le texte anglais, même au risque de contenir beaucoup d’anglicismes, de répétitions et de mots peu usités. Cette notice étrangère contient quelques assertions qui ne sont point parfaitement exactes et quelques expressions malsonnantes pour notre langue et nos usages français ; on a dû les laisser subsister dans la traduction. Du reste, les inexactitudes sont de minime importance.

(Traduction par ordre de la Société de l'Eure.)

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