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les adhérences possibles aux organes voisins, ni les métrorragies, ni la douleur, ni les œdèmes, ni aucun signe physique, quel qu'il soit, n'est caractéristique d'une dégénérescence maligne. Tous ces symptômes, nous avons essayé de le montrer, se trouvent ou peuvent se trouver dans des fibromes restés histologiquement purs (1).
L'état général finit cependant par s'altérer au bout d'un temps plus ou moins long. Il peut rester bon pendant de longues années. La malade de l’observation II en est un exemple de même que celle de l’observation II. (Ces observations sont du reste douteuses).
Mais l'observation VII ne peut être mise en doute. Elle nous montre une femme atteinte depuis deux ans d’un fibrome de l'ovaire. Ce fibrome, au moment de l'opération était en voie de dégénérescence. Et cependant, la malade n’était pas atteinte dans son état général ; elle ne souffrait pas, elle n'avait que très peu d’ascite, elle n'avait pas d'œdèmes.
Du reste, même lorsqu'arrive cette déchéance de L'état général, comment l’attribuer à une dégénérescence maligne. N'avons-nous pas montré qu’elle pouvait se rencontrer, plus ou moins tôt, dans les tumeurs histologiquement bénignes ?
Quoiqu'il en soit, et tout en répétant qu'on ne doit donner à ces signes qu'une valeur loute relative, nous dirons que l'amaigrissement est un symptôme inquiétant, surtout lorsqu'il apparait (ôt ; lorsqu'il se produit tardivement, il fait partie du cortège ascite, œdèmes etc. et s’il se rencon-
(1) Consulter à ce sujet : Codet Boisse. Thèse de Bordeaux, 1903.
tre toujours dans le fibrome dégénéré, il se rencontre aussi dans les tumeurs bénignes.
L'appétit est en général conservé. Les vomissements sont rares. La constipation est assez souvent signalée et semble en rapport avec la compression du rectum par la tumeur prolatée dans le Douglas (Obs. VII).
Quand la tumeur est arrivée à un stade avancé de son évolution, les malades offrent l'aspect des grandes cachectiques : Le visage émacié, pâle, jaunâtre ; le corps amaigri, le ventre distendu par l’ascite, les jambes œædématiées, elles ressemblent étonnamment à des cancéreuses avancées.
L'examen des autres organes reste muet.
Le rein continue à fonctionner normalement.
(Les troubles urinaires que l'ont voit signalés dans l’observation I sont dus sans doute, à un prolapsus utérin). Au cœur, on ne constate pas de souffle. Mais les poumons ne sont pas toujours indemnes. La malade de l’observation II associe à son ascite une pleurésie droite, puis une pleurésie gauche. A l’autopsie, on trouve les poumons congestionnés, les lobes inférieurs des poumons unis au diaphragme par dés adhérences.
Cette pleurésie ne fait-elle pas penser aux épanchements que l’on observe chez les cancéreux arrivés à la période
de cachexie ?