‹ De la Dégénérescence sarcomateuse des fibromes de l'ovaireChapitre 10 sur 26 · DEN DR · texte numérisé non relu

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minaires, par exemple de vider une ascite trop abondante.

Si la paroi abdominale n’est pas trop épaisse ou trop œdématiée, on se rendra alors un compte assez exact de la situation, de la forme, de la mobilité de la tumeur.

Le fibrome, d’après Picqué, est presque toujours une tumeur inégale, bosselée, tandis que le sarcome aurait des contours lisses et réguliers.

Cette remarque, pour être vraie dans la majorité des cas, souffre cependant quelques exceptions.

Quant au fibrome dégénéré, il a les mêmes caractères que le fibrome pur, sauf quand la dégénérescence est très avancée, et que le fibrome tout entier ou seulement un de ses lobes évolue à la façon d’un véritable’ sarcome (Obs. VII). X

La mobilité est la règle dans le fibrome, comme aussi souvent dans le sarcome de l'utérus. Les adhérences épiploïques ne suffisent pas pour fixer ces tumeurs, sauf à un degré avancé de leur évolution.

Le sarcome et le fibrome dégénéré, arrivés à un stade avancé, peuvent adhérer aux organes voisins. Mais ce symptôme est bien tardif, et il ne faudra pas compter sur Jimmobilité d’une tumeur ovarienne pour faire un diagnostic précoce de malignité.

Du reste, nous savons combien souvent les sensations sont trompeuses ; il suffit d'une épaisseur anormale de la paroi, d’un peu d’ascite, pour les rendre imprécises et

laisser le diagnostic en suspens.

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Cette palpation ne détermine qu'exceptionnellement de la douleur.

Le toucher vaginal donne de précieux rénseignements, surtout lorsqu'on y joint le palper abdominal.

Il devra être méthodique et comporter l'examen du col, du corps de l’utérus et de tous les culs-de-sac.

Du col, nous dirons peu de chose: Sa consistance n'est pas modifiée. Quelquefois cependant, ses lèvres sont ectropionnées et présentent des signes d'endométrite cervicale. Il peut être rejeté en avant, derrière la symphyse, ou au contraire être refoulé dans le cul-de-sac postérieur (Obs. V). :

Le corps utérin peut être en situation normale, prolabé, ou au contraire alliré en haut ; il peut être également dévié à droite ou à gauche, suivant la situation de la masse ovarienne. Son volume est variable. Le plus souvent il est normal ; quelquefois, il est augmenté de volume, soit qu'il soit atleint de métrite concomitante, soit qu’il eontienne des fibromes dans son épaisseur.

Il conserve souvent sa mobilité et peut être alors facilement différencié de la tumeur ovarienne Mais quelquefois ulérus et tumeur ovarienne sont intimement fusionnés el forment une même masse. On observe cette disposition dans les fibromes purs (1) comme dans les fibromes en voié de dégénérescence.

L'examen des culs-de-sac ne doit pas être négligé. Quelquelois, il reste muet : La tumeur ovarienne, munie d’un

long pédicule, nage dans le liquide ascitique et n’est pas

(1) Rendu et Heitz. Bulletin Societé Chirurgie, 1903.

accessible. Le plus souvent, combiné au palper abdominal, il renseigne sur la forme, le volume, les connexions de la tumeur, C'est souvent dans le cul-de-sac de’ Douglas que l’on sentira une masse dure ou ramollie, bosselée ou lisse, unie à l'utérus, ou séparée de lui par un sillon. Quelquefois ce sont les culs-de-sac latéraux qui sont distendus par la tumeur ovarienne et qui viennent faire saillie dans le vagin. Le toucher vaginal a pu faire constater une fois l'existence d'un pédicule qui fut retrouvé à lopération (Dubar. Bulleiin Médical du Nord, 1903).

Enfin le toucher vaginal rendra compte de la consistance de la tumeur, de sa dureté ou de sa mollesse, qui n'indiquera pas forcément une transformation sarcomateuse, mais une transformation kystique.

Par le palper et le toucher comhinés, on déterminera souvent assez exactement le degré de connexion de la tumeur et de l'utérus ; un doigt étant placé sur le col utérin, la main abdominale cherchera à mobiliser la tumeur ovarienne. L'absence de transmission des mouvements à l'utérus sera en faveur de son indépendance. \

Les erreurs sont toutefois possibles. Il n’est pas nécessaire que la tumeur ovarienne soit adhérente à l'utérus, pour lui communiquer ses mouvements : il suffit qu'elle ait avec lui des rapports de contiguité.

Tels sont les signes physiques communs aux fibromyomes purs et aux fibromes en voie de dégénérescence sarcomateuse. Pas un seul de ces signes n’est particulier à la tumeur bénigne ou à la tumeur en voie de malignité. Nous pouvons, d'ores et déjà, affirmer que ni l'ascite, ni

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