‹ De la démence mélancolique [electronic resource]Chapitre 24 sur 79 · MARCHE · texte numérisé non relu

MARCHE

En étudiant les principaux symptômes de la démence mélancolique, nous avons montré quelle était leur évolution. Nous ne reviendrons donc pas sur cet ordre de considérations ; nous voulons seulement insister sur l'ensemble de la marche de la maladie.

La démence mélancolique suit une marche, soit continue, soit rémittente.

Parfois, après une période d'acuité plus ou moins longue, le calme revient; le délire, tout en conservant son

caractère mélancolique, perd do son intensité, la démence au contraire fait des progrès (Obs. i, ii, m, iv, xix). Dans ces cas, la maladie arrivée à une certaine période peut rester stationnaire pendant un temps parfois très long (Obs. I, II, xix). D'autres fois, tout en suivant ainsi une marche progressive vers la démence, l'agitation se continue, avec des périodes de calme relatifs, pendant toute la durée de la maladie : c'est ce qui arrive chez Mol... (Obs. xvii) etchezMa... (Obs. xv).

Lorsque la démence mélancolique suit une marche rémittente, les rémissions sont plus ou moins complètes, plus ou moins longues.

Ici, la rémission ne porte que sur l'agitation, et on voit apparaître à des intervalles variables, parfois dans une même journée, des périodes de dépression et d'excitation (Obs. v). Là les rémission» sont de beaucoup plus longue durée : un mois, six semaines, et même davantage, et vont généralement s'allongeant avec l'ancienneté de la maladie (Obs. m, iv, etc.).

Dans certains cas, on peut croire que la torpeur intellectuelle et physique qui persiste, est le contre-coup de l'agitation qui existait jusque-là (Obs. xii). Dans d'autres cas, il ne peut y avoir aucun doute : l'intelligence reste toujours atteinte (Obs. m, iv, xv). C'est même dans ces périodes de calme relatif qu'on constate le mieux les différents symptômes sur lesquels nous avons insisté, et qui prouvent que l'intelligence est plus profondément atteinte qu'on ne l'aurait cru pendant les périodes d'agitation.G' est alors en effet que s'affirment cet embrouillement intellectuel, cette diminution .de la mémoire et

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des sentimouts aiïecLifs, celle indifférence des malades sur leur situalion, celte physionomie particulière, etc. ; en un mot, ces diCFérents symptômes sur lesquels nous avons sufTisamment insisté plus haut.

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