‹ De la démence mélancolique [electronic resource]Chapitre 3 sur 79 · INTRODUCTION. VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VII

témoignage à celui de la symptomatologie et de Tanatomie pathologique. L'existence de ce type me sembla alors s'imposer, et, m'attachant plus particulièrement aux deux symptômes qui me paraissaient le mieux le caractériser, je le désignais sous le nom de Démence mélancolique.

Poursuivant mes recherches, le cadre de ce type s'agrandit encore. L'observation me montra que, dans certains cas , le travail organique qui caractérise la démence mélancolique, au lieu de rester localisé, pouvait se généraliser et donner lieu à un ensemble clinique qui rappelait complètement, à un moment donné, celui qu'on retrouve dans la paralysie générale. Je fus ainsi tout naturellement amené à étudier les rapports de la démence mélancolique avec la paralysie générale, à montrer que la première est à la seconde ce qu'une inflammation localisée est à une inflammation difTuse, et à distinguer deux ordres de faits qu'on confond généralement : la paralysie générale et la paralysie généralisée.

Le type: Démence mélancolique, une fois constitué, je devais à en faire l'étude clinique. Cette étude, surtout descriptive avec la symptomatologie, l'anatomie pathologique et l'étiologie, prend une tout autre allure avec la physiologie pathologique et la pathogénie. Alors et à chaque pas, se posent d'importants problèmes. Parmi eux, je citerai tout particulièrement celui qui concerne la physiologie pathologique du délire, dont la solution soulève la grande question des localisations cérébrales et qui m'a entraîné à des recherches de divers ordres, au nombre desquelles l'expérimentation sur les animaux.

Vni INTnODUCTION.

Enfin vient l'étude du diagnostic, du pronostic et du traitement.

Les considérations qui précèdent indiquent nettement, sans qu'il soit besoin d'insister davantage, le plan de ce travail. Celui-ci, en effet, comprend deux parties. La première est consacrée à la constitution, la seconde à l'étude du type clinique : Démence mélancolique.

Au début de cette étude, il m'est agréable de remercier mon Maître, M. le Professeur Cavalier, dans le service duquel ont été recueillies les observations personnelles qui forment la base de ce travail, et qui a bien voulu mettre à ma disposition le laboratoire de la clinique des maladies mentales et nerveuses pour y instituer les expériences que nécessitait l'élucidation de certain point de physiologie pathologique.

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