VI INTRODUCTION
Plus tard, j'eus l'occasion de faire l'autopsie de certains des malades qui avaient présenté pendant leur vie les particularités cliniques que je viens de signaler.
Dans ces cas, je trouvais dos altérations très nettes du cerveau, altérations semblables à celles qu'on rencontre dans la paralysie générale, mais restant localisées, et localisées à une même région. Je dois l'avouer, cette localisation du travail anatomique, chez des individus ayant présenté pondant la vie le même ensemble de troubles psychiques, attira seule d'abord mon attention, et c'est au point de vue des rapports possibles entre le siège de ce travail et les symptômes présentés par les malades que j'étudiais mes observations. Mais bientôt je m'aperçus que le point de vue auquel je me plaçais était trop restreint et que ces rapports n'étaient qu'un chapitre important d'une étude plus générale. Rapprochant en effet les données que me fournissait l'anatomie pathologique de celles que m'avait fournies la clinique, je me demandais si les faits de la nature de ceux que je rappelais plus haut, c'est-à-dire si des faits se caractérisant pendant la vie par un mélange de délire mélancolique et de démence organique, et à l'autopsie par une périencéphalite localisée, ne constituaient pas un type morbide méritant une étude à part.
Mon attention attirée de ce côté, je retrouvais, soit parmi les malades de l'Asile, soit dans les ouvrages des auteurs, des observations qui vinrent confirmer l'idée qu'avaient fait naître dans mon esprit celles que j'avais tout d'abord recueillies. En outre, les observations devenant plus nombreuses, l'étude des causes put être faite sur une plus large échelle, et cette étude apporta son