‹ De la démence mélancolique [electronic resource]Chapitre 69 sur 79 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

d'eau tiède sont ceux qui nie paraissent avoir la plus grande efricacité. Toutefois, il ne faut ni en abuser ni les prolonger trop longtemps. Sous leur influence, en eiiet, et quoiqu'on prenne soin de garantir la tète des nialades, soit au moyen de vessies remplies d'eau froide, soit au moyen de bonnets ad hoc, il se produit assez facilement un malaise avec état vertigineux plus ou moins marqué. Il est à noter que, d'une manière générale, les malades atteints de démence mélancolique redoutent les bains.

Il faut laisser absolument de côté tous les moyens bydrothérapiiiues : affusions, douches ccplialiques, etc., qui produisent une percussion sur le crâne. Ces moyens amènent assez souvent une rapide sédation; mais c'est une sédation trompeuse, obtenue au détriment du fond, ainsi que le révèle bien vite la marche ultérieure de la maladie.

Les agents pharmaceutiques employés comme sédatifs doivent être laissés au second plan, et ne seront mis en usage que momentanément pour remplir des indications passagères. Ainsi, on pourra y avoir recours dans les cas d'insomnie prolongée, et encore faudra-t-il faire un choix parmi eux etrcjeter absolument ceux qui, conmieToi^mm, la morphine, etc., congestionnent le cerveau. Parmi ces agents, ceux qui m'ont donné les meilleurs résultats sont lechloral et la digitale, le plus souvent associés.

A part les moyens dont nous venons de parler, il faudra surveiller avec soin les fonctions du tube digestif, les régulariser par des agents appropriés suivant les cas, et que nous 110 pouvons naturellement -pas indiquer ici.

L'alimentation devra aussi attirer l'attention du médecin ; elle sera reconstituante, et cela sans amener une

DÉMENCE MKLANCOMQUE.

surcharge du tube digestif. Le lait sera largemonl employé.

Les considérations thérapeutiques qui précèdent s'appliquent aussi aux cas dans lesquels la démence mélancolique est consécutive à une inflammation de voismage : ie ne reviendrai doncpas surcetordre de faits; j'ajouterai seulement qu'ici de larges émissions sanguines peuvent trouver leurs indications. .

Lorsque l'élément inflammatoire s'est apaisé, c'est-àdire pendant la seconde phase de la. maladie, les moyens devront être différents, k ce moment, tout en continuant l'emploi des agents de la médication révulsive dont l'action est lente et progressive, les cautères par exemple; tout en continuant à surveiller attentivement les fonctions du tube digestif, il faudra chercher à donner au système nerveux la plus grande somme de résistance possible. Alors, à côté d'une alimentation reconstituante, trouve placeVemploid'un agent d'une grande puissance thérapeutique dans nombre de cas de maladies du système nerveux : quinquina . Cet agent, dont la pratique affirme journellement, à mes yeux, les propriétés toniques sur le système nerveux, demande une certaine habitude dans son maniement. La dose doit être en effet subordonnée, à la susceptibihté du malade, susceptibilité individuelle et morbide, sans quoi il se produit des phénomènes d'excitation, d'éréthisrae nerveux, qui oblig'ent à le suspendre dans des cas où cependant son emploi est absolument indiqué. Les meilleurs modes d'administration du quinquina sont ceux dans lesquels le médicament est donné, soit sous forme de décoction mélangée à du lait, soit sous forme extrait.

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29, DÉMENCE MÈUNCOL.OCE. - T.,A.TF,Mr.NT.

,61e important ; les bruits qu'il entend, les parolos ; . n prononce autour de lui, il se les attr.bue et le Irprète dans le sens de son délire ; aass> do, -d et e „" n l'abri de toutes les excitations qui pourront aggraver ou entretenir sa maladie, et l'isolement s impose.

Non-seulement pendant les périodes d'exe, at>on, ma s encore pendant les périodes d'accalmie, l'mtelhgen Tô t être laissée au repos ; elle .e doit être m.se activité que combinée avec les exercices phyn^^s qa. ei! lu contraire, sont utiles lorsqu'ils sont ordonnes dans la mesure des forces du malade.

Je dis que WMê inleimuM. doit être combmee avec l'activité physique, c'est-à-dire qu'il faut que la : ture du travail physique soit telle ."'elle demande „ certain de»ré d'intervention intellectuelle de la part du ie-C'^stl^d'ailleursunerêglegénéraleenali^^^^^^^^^^^

mentale; sinon ce travail peut être plus nuis.ble qu utde EnQn, et sans parler des indications que fourn.ssent certains éléments du délire, les idées de suicide par exemp û point de vue de la direction, delà survedlance u

Sade le dément mélancolique, quoiqu'd ex.ste ch. im une lésion organique du cerveau, est susceptd,! d une direction morale, et l'induence du raisonnement , que passagère, ne doit pas être dédaignée.

3e termine là les considérations thérapeutiques génénles que m'a suggérées la pratique dans le traitement Sa démencemllancolique ; mais il ne faut pas oublier „uela clinique est faite de cas individuels, et que chaque Ljet apporte avec lui son contingent d'indications et de contre-indications.

EXPLICATION DES PLANCHES

•2!)() EXPLICATION niîS I'F,AN('.1IER.

PLANCHE ï.

DÉMENCE MÉLANCOLIQUE (OIjS. IIi) .

Fia. 1 . — Face inférieure du cerveau (Protubérance, Bulbe Cervelet, Nerfs de la base) .

F. F. Lobes frontaux.. — S. 8'. Lobes spbénoïdaux. ce. Cervelet. — D. Protubérance. — B. Bulbe.

a. Nerfs olfactifs. — b. Nerfs optiques. — d. Moteui oculaires comipuns. Les nerfs optiques et moteurs oculain communs on' contracté des adhérences intimes avec la pi mère épaissie ;'.itoute la partie postérieure du nerf opliqi était enserrée par du tissu conjonclif. — e. Nerfs moteu oculaires externes ayant aussi contracté des adbéreuce D'une manière générale, on constate sur les différents nei de la base quelques adhérences entre ces nerfs et la pie-mèi

1, 2, 3, 4, 5, 6. Adhérences entre la pie-mère et la pa tie antérieure des lobes spbénoïdaux.

7, 8. Adhérences disséminées sur la protubérance et bulbe.

9. Tissu coiijonctif occupant toute la profondeur et toi la surface de Tliexagone de Willis.

Les lignes transversales {a, b] indiquent l'étendue circonvolutions qui ont subi un certain degré de ramoll sèment.

Pi(j. 2.— Face inférieure du même cerveau que celui de la fig montrant les circonvolutions de l'bippocampe et les ad rences (2, 3, 5, 6) que ces circonvolutions ont contrac sur toute leur étendue avec la pie-mère.

hi

EXPLICATION PES PLANCHES

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