‹ De la démence mélancolique [electronic resource]Chapitre 68 sur 79 · CHAPITRE VL^ Traitement · texte numérisé non relu

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La démence mélancolique peut être le résultat d'un travail inflammatoire de voisinage, mais le plus souvent elle est produite par des causes qui agissent lentement et progressivement. Ge dernier ordre de faits constitue la masse des observations de démence mélancolique, et c'est lui qui doit surtout attirer notre attention au point de vue thérapeutique.

Dans ces cas, l'évolution de la maladie nous montre qu'au début, les signes de congestion et d'irritation du côté du cerveau prédominent : l'intensité du délire, la congestion de la face, l'élévation de la température qui peut exister à ce moment, le prouvent. Puis, cet état irritatif s'apaise, pour revenir à des intervalles plus ou moins éloignés, et fait place à un état d'accalmie qui s'accompagne de symptômes tout différents de ceux que nous venons de rappeler : la pâleur de la face, les stases sanguines qui arborisent les pommettes, prouvent qu'à la congestion active a succédé une congestion passive, et l'anatomie pathologique nous révèle l'existence d'un travail de désorganisation. Évidemment, quoique les faits nous aient montré combien était caduque l'inflammation dans la démence mélancolique, le traitement ne peut être le même dans ces deux phases de la maladie.

Lorsque prédomino l'^/^mm* inflammatoire, c'est aux

2U0 DÈMENCi: MÉLANCOLIQUE.

agents de la médication révulsive et de la médication sédative qu'il faut avoir recours.

Parmi les premiers, ce sont ceux qui agissent sur l'extrémité inférieure du tube digestif et sur les membres inférieurs qui sont plus particulièrement démise.

Les drastiques trouveront ici leur emploi, et parmi eux Valoôs à faible dose, mais à doses répétées. Dans certains cas, un petit nombre de sangsues, une ou deux, appliquées à la région anale et ayant pour but, non d'évacuer une certaine quantité de sang, mais d'attirer celui-ci vers l'extrémité inférieure du tube digestif, seront utilement employées.

Les bains de pieds sinapisés, les vésicatoires , les cautères aux mollets, les frictions irritantes faites au niveau des extrémités inférieures avec une pommade irritante, une pommade stibiée, par exemple, peu venJ, être d'une grande utilité. Chose importante à noter: il semblerait, au premier abord, que dans une inflammation essentiellement chronique, comme l'est celle qui caractérise la démence mélancolique, les dérivatifs, c'est-à-dire les agents de la médication révulsive appliqués le plus près possible du point lésé, les vésicatoires, les cautères, les sétons à la nuque, devraient avoir une action beaucoup plus énergique que les révulsifs, c'est-à-dire que les agents de la même médication appliqués loin du point malade, aux membres inférieurs ou à l'extrémité inférieure du tube digestif, par exemple. Cependant il n'en est rien, et la pratique m'a montré que dans la démence mélancolique, comme d'ailleurs dans la paralysie générale, les dérivatifs n'ont aucune-action utile.

Parmi les agents de la médication sédative, les bams

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