‹ De la Démorphinisation BrusqueChapitre 7 sur 30 · A VANT-PROPOS · texte numérisé non relu

A VANT-PROPOS

L'idée du travail que nous soumettons à l'appréciation bienveillante de nos juges nous a élé donnée par notre maître le D' Florand : au cours de cette année, alors que nous élions attaché à son service de l'hôpital Tenon il nous a été fourni l'occasion d'assister au traitement suivi de guérison complète de plusieurs cas de morphinomanie ; nous avons vu notre maître user d'une méthode qui à été vivement eritiquée, dans ces dernières années, à tort croyons-nous, par de nombreux auteurs: les dangers qu'elle peut présenter ont élé exagérés dans une large mesure ; aussi nous basant sur la longue expérience de notre maître, et sur les faits et les observations que nous avons pu contrôler et suivre de très près, il nous a paru intéressant d'essayer de remettre au point cette question du traitement de la morphinomanie.

Nous allons donc, après avoir passé en revue les divers modes de traitement de cette maladie qui ont été tour à tour préconisés, el nous fondant sur les observations que nous relatons, tâcher de démontrer que le meilleur traitement est la suppression brusque de la#morphine ; l'élimination de ce toxique se fait rapidement, et généralement est loin de s'accompagner de tout le cortège de phénomènes dramatiques que l’on s'est empressé de lui attribuer.

En même temps nous indiquerons toutes les précautions dont doit s'entourer le médecin qui entreprend une telle cure, s'il veut parvenir au but qui doit être sa grande préoccupa-

tion, nous voulons dire : l'absence de récidive,

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