CONCLUSIONS
1° Quand on dépouille les observations d’extirpation du rectüm pour cancer, on reconnait que cette opération donne une mortalité considérable (25 à 30 0/0.
Les causes de mortles plus fréquentes sontles complications inflammatoires locales : péritonite, cellulite pelvienne, phlebite, ou générales : pyohémie, érysipèle.
On peut attribuer la fréquence de ces complications aux conditions particulières de la région anorectale qui est exposée au contact des matières fécales, matières eminemment septiques, et à l’impossibilité d'appliquer la méthode antiseptique dans toute sa rigueur.
2° On peut, par une opération préliminaire, rendre la région aseptique et y permettre l’antisepsie. Cette opération préliminaire consiste à établir un
anus contre nature sur le colon et à s'opposer, par un artifice opératoire, au passage des matières dans le bout Imférieur. | On transforme ainsi le cancer du rectum en un cancer du bassin.
3° Cette méthode opératoire, proposée par M. Maurice Polosson, nous paraît indiquée dans les cas suivant :
Quand il existe un cancer du rectum ne s'accompagnant pas de généralisation ou d'infection, mais trop étendu pour qu'on puisse tenter l’extirpation simple sans danger de complication mflammatoire susceptible d'entraîner la mort.
Nous jugeons qu’il en est ainsi lorsque la tumeur est assez élevée pour exposer à l'ouverture ou au décollement du péritome ; lorsque la tumeur ayant contracté des adhérences avec les organes voisins ou envahi le tissu cellulaire péri-rectal, il faut, pour lenlever créer un foyer traumatique vaste et anfractueux exposant aux inflammations diffuses du tissu cellulaire.
On se contentera de l’extirpation sans opération préliminaire lorsque la tumeur sera mobile, ne s'élèvera pas jusqu'au voisinage du péritome, n’exposera pas à l'ouverture de cavités naturelles, le vagin excepté.
4° On établira de préférence l'anus anormal dans la fosse iliaque gauche suivant la méthode de Littre:
Pour la fermeture du bout inférieur, on aura re-
cours au principe de l’adossement des séreuses qu’on obtiendra par l’mvagination dans le calibre de l'intestin d’un centimètre environ de ce bout inférieur, invagination maintenue par quelques points de la suture de Lembert.
Si l'on avait quelque espoir de rétablir ultérieurement la continuité du tube intestinal, au lieu de fermer le bout inférieur, on le fixerait simplement à l'ouverture abdominale comme on le fait pourle bout supérieur. On créerait ainsi un éperon suffisant pour s'opposer à la circulation des matières, mais susceptible d'être sectionné par l’entérotome.
9° Quand on fait la colotomie comme opération palliative dansle cas de cancer rectal, il est bon d’ajouter comme temps complémentaire à l'établissement de l'anus anormal l’oblitération du bout inférieur.
6° Le principe de la dérivation complète, transitoire ou définitive, du cours des matières intestinales serait susceptible d’autres applications chirurgicales concernant le rectum ou des parties plus élevées du tube digestif, soit dans le but de rendre aseptique une région opératoire, soit dans des buts différents.
ï L 74 Lee L = ; s Ù Sp tée à “ = È | à L | Le . .
. | . Ho d UT :
LE 7 Es = — = $ . 2 . Vs S < d no Dr :
| , | | ' mn : P le IN) w. « : = | ARLES 71, | WF g ( ge MTL MPRINT EP CL AU ST EN — , , MSA ET MECS vi erles.
£ Fi F ; : . nr =
. . d ; , LET 4 } { DAPFITRM NU 1e 74 Le" É a Tr ‘ nr tt dit | du A FT NE .
ni : M à D Le TOUS, PORTES FR CS .